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12 mai 2003

MANIFESTATION A L’OCCASION DU COLLOQUE SCANDALEUX DE L’UNESCO

12 mai – Une soixantaine d’entre nous, membres et sympathisants de la CAPJPO, de l’Union Juive Française pour la Paix, des Femmes en Noir ou encore des « Americans Against War » ont manifesté lundi devant le siège de l’UNESCO, pour dénoncer la tenue d’un colloque scandaleux organisé par des rabbins extrémistes américains, partisans fanatiques de la guerre contre l’Irak, et qui ont par ailleurs appelé au boycott de la France, décrétée par les mêmes « pays le plus antisémite du monde ».

Munis de panneaux illustrant les propos de ces fanatiques qui prétendent combattre l’antisémitisme là où ils ne font que créer les conditions de son développement, nous avons également interpellé les policiers présents (en nombre) sur le rôle de leur patron Nicolas Sarkozy dans cette affaire, puisque le ministre de l’Intérieur a apporté sa caution à l’entreprise.

A lire, ci-dessous, le texte d’une lettre remise à cette occasion au Directeur Général de l’UNESCO, ainsi que, plus bas, un échantillon de citations, qui nous ont servi à confectionner les panneaux.

Nous invitons de même, ceux qui ne l’auraient pas encore fait, à exprimer leur mécontentement aux autorités responsables concernées :

  • M. Koïchiro Matsuura, Directeur Général de l’UNESCO, 7 Place de Fontenoy, 75352 Paris 07 SP, France ; email : bpiweb unesco.org
  • M. Nicolas Sarkozy, Ministre de l’Intérieur, Place Beauveau, 75008 – Paris ; email : passer par le site du ministère, http://www.interieur.gouv.fr
  • M. Bertrand Delanoë, Maire de Paris, Place de l’Hôtel de Ville, 75004 – Paris ; email : passer par le site http://paris.fr

LETTRE A M. KOICHIRO MATSUURA, DIRECTEUR GENERAL DE L’UNESCO, remise le 12 mai 2003, à 14h30, 7 Place de Fontenoy à Paris

Monsieur le Directeur Général,

Nous, citoyens d’origine juive, dont les familles ont, pour beaucoup, été directement frappées, voire exterminées par le génocide nazi, sommes choqués de la caution apportée par l’UNESCO à une initiative qui, sous le couvert trompeur d’une lutte contre l’antisémitisme, contribue au contraire à favoriser l’intolérance et le racisme dans nos sociétés.

La conférence que vous organisez au siège de l’UNESCO, du 12 au 14 mai à Paris sous le titre « L’éducation par la tolérance : le cas de l’antisémitisme résurgent », se situe en effet aux antipodes des objectifs officiellement proclamés, en particulier à un moment où la recherche d’une paix juste au Proche-Orient, qui suppose la reconnaissance des droits nationaux du peuple palestinien, revient, un peu, à l’ordre du jour.

Le Centre Simon Wiesenthal de Los Angeles, avec lequel vous organisez cette conférence, propage du matin au soir l’idée que la France, terre de l’Affaire Dreyfus, est le pays le plus antisémite du monde. Il a publiquement participé l’an dernier à la campagne de boycottage de la France, lancée par une autre association extrémiste américaine, l’American Jewish Congress, comme on peut le lire sur le site spécialement créé à cet effet, http://www.boycottfrance.com. Le Centre Simon Wiesenthal affirmait notamment : « Nous déconseillons aux touristes américains de se rendre en France cet été"

La simple lecture du programme de la conférence, et de la liste des intervenants, en dit d’ailleurs long sur le degré de « tolérance » qu’on peut attendre de ces trois jours :

Natan Sharansky : Ce politicien israélien, actuellement ministre de Jérusalem et des affaires de la diaspora, dans le gouvernement d’Ariel Sharon, est un adversaire acharné de la plus petite concession aux Palestiniens. Il s’est par exemple toujours opposé à la moindre discussion sur le statut de Jérusalem, ou à un démantèlement, même partiel, des colonies.

Le Grand Rabbin (ashkénaze) d’Israël, Israel Meir Lau, n’est pas vraiment un modèle d’ouverture, lui non plus. Partisan déclaré de la colonisation, il a aussi donné sa bénédiction à la pratique des « assassinats ciblés » de militants palestiniens par l’armée israélienne. Il condamne par ailleurs les Juifs qui fêtent Noël ou le Nouvel An chrétien, les accusant de « saper les fondements de la Nation Juive ». Quant à la question de Jérusalem, pas question de partage des Lieux Saints : tout appartient à l’Etat Juif.

Et que dire de la présence de Jeb Bush ? Le monde entier a assisté, en l’an 2000, aux tripatouillages du gouverneur de l’Etat de Floride, pour favoriser l’élection de son frère à la Présidence des Etats-Unis, et qui se sont traduits par la suppression des bulletins de vote de dizaines de milliers d’électeurs Noirs et Juifs, soupçonnés d’être favorables au concurrent de George Bush, le Démocrate Al Gore.

Arno Klarsfeld, champion de la tolérance ? En attendant de revêtir l’uniforme de l’armée israélienne dans les territoires palestiniens occupés, comme il vient de l’annoncer, cet homme s’est fait condamner par la Justice, en France, pour diffamation envers le mouvement anti-raciste MRAP, qu’il avait traité « d’antisémite ». Mais sans rire, Arno Klarsfeld est invité à s’exprimer sur la « Jurisprudence » de la répression de l’antisémitisme !

Les références des animateurs du Centre Simon Wiesenthal sont à l’avenant. Exploitant leur « nom de marque », celui du vrai chasseur de nazis Simon Wiesenthal qui vient de prendre officiellement se retraite à l’âge de 95 ans, estimant avoir accompli sa tâche, ses épigones américains poursuivent de tout autres objectifs.

Le Rabbin Abraham Cooper, docteur en antisémitisme virtuel, doit parler, paraît-il, de « La haine sur Internet ». Mais n’allez pas chercher dans ses œuvres la dénonciation des sites racistes se réclamant du judaïsme (comme amisraelhai.org, qui a invité ses ouailles à lyncher les pacifistes juifs) : vous ne la trouveriez pas.

Shimon Samuels, patron du bureau parisien du Centre Simon Wiesenthal et coordinateur du colloque, était de ceux qui appelaient l’an dernier au boycottage, par les Etats-Unis, du Festival de Cannes.

Le fondateur du Centre de Los Angeles, le rabbin Marvin Hier, vient pour sa part d’écrire une lettre d’encouragement à Donald Rumsfeld, qui éclaire sa conception du droit international, et son respect d’institutions dont vous êtes vous-même, Monsieur le Directeur Général, l’un des représentants, comme les Nations-Unies . Réclamant un tribunal pour les dignitaires irakiens captifs des Etats-Unis, il déconseille formellement de recourir aux institutions internationales. Remettre ces prisonniers "aux mains des Nations Unies ou de la Cour Internationale de La Haye, ne ferait, à mes yeux, que politiser le procès et fournirait une légitimité à tous ceux qui se sont opposés à la guerre".

De toute évidence, la conférence que vous parrainez n’a pas pour objectif de combattre l’antisémitisme, mais, une fois de plus, de tenter d’empêcher toute critique de la politique d’Israël vis-à-vis de la Palestine, en exploitant de manière éhontée la mémoire des victimes du génocide.

D’ailleurs, le camp de la haine anti-palestinienne est officiellement représenté à la conférence, avec la présence annoncée de deux parlementaires européens, Ilke Schröder et François Zimeray, qui animent à Bruxelles et à Strasbourg un lobby pour mettre fin aux subventions européennes à l’Autorité Palestinienne.

Shimon Samuels ne cache pas, de ce point de vue, que le thème de l’antisémitisme était avant tout un instrument pour empêcher toute critique de la politique d’Israël. « L’anti-israélisme, l’anti-sionisme c’est-à-dire l’antisémitisme, débordent désormais du seul cadre des organisations qui soutiennent les Palestiniens. On le voit dans les Forums anti-mondialisation, comme à Porto Alegre où j’étais, qui sont devenus des Forums anti-juifs », affirme-t-il.

Monsieur le Directeur Général, vous avez reçu, ces derniers jours, de nombreux messages de protestation relatifs à cette provocation, tout comme en ont reçu M. Nicolas Sarkozy, ministre de l’Intérieur de la République Française, ou M. Bertrand Delanoë, Maire de Paris, dont la caution est revendiquée par le Centre Simon Wiesenthal.

Nous constatons que ces alertes n’ont apparemment pas abouti à une prise de conscience, de votre part, du caractère profondément néfaste de telles initiatives, au regard de l’indispensable combat contre le racisme et l’antisémitisme.

Veuillez recevoir, Monsieur le Directeur Général, l’expression de nos sentiments distingués.

Yali Amit, Doucha Belgrave, Yvan Berrebi, Rony Brauman, Gérard Chaouat, Claude Cohen, Liliane Cordova, Joss Dray, Henri Choukroun, Albert Goldberg, Marcel-Francis Kahn, Robert Kissous, Marc Kramer, Bruno Marcovici, Patrick Prigent, Maurice Rajsfus, Carole Sandrel, Pierre Schapira, Nicole Schnitzer-Toulouse, Michèle Sibony, Michel Shahshahani, Nicolas Shahshahani, Eyal Sivan, Danièle Touati, Fernand Tuil, Richard Wagman, Olivia Zémor.

P.J. : Une série de déclarations faites par les intervenants à votre colloque et leurs soutiens et, à l’opposé, ce qu’en pensent des Israéliens et des Juifs partisans de la paix.

LES RESPONSABLES DU CENTRE SIMON WIESENTHAL ET LEURS AMIS VEULENT NOUS ENSEIGNER LA « TOLERANCE » ET « LUTTER CONTRE L’ANTISEMITISME »

Voici comment ils s’expriment :

"Nous déconseillons aux touristes américains de se rendre en France cet été"
Centre Simon Wiesenthal, Los Angeles, avril 2002

" Il y a près de six millions d’Arabes en France et les Juifs pourraient se trouver en grand danger. C’est pourquoi
nous nous livrons à tous les préparatifs pour les recevoir en Israël"
Ariel Sharon, le 20 février 2002

"Les Juifs de France doivent faire leur valise et émigrer en Israël"
Elie Icha¨, ministre israélien de l’intérieur, avril 2002

"Nous assistons à la plus vaste offensive conduite contre des synagogues européennes et des écoles juives depuis la
Nuit de Cristal"
Le Centre Simon Wiesenthal, Los Angeles, avril 2002

"Depuis dix ans, la communauté juive s’est trompée de combat : ce n’est pas Le Pen notre ennemi, mais la politique
étrangère de la France"
Michel Darmon, président de France-Israël, 6 juin 2002

« Le chemin de la paix passe par l’élimination politique de Yasser Arafat, et cela quitte à déclencher une guerre civile »
Arno Klarsfeld

"Les Palestiniens sont des cancrelats dans un bocal"
Rafael Eytan, ancien chef d’Etat-Major israélien

"Le score de Jean-Marie Le Pen est un message aux musulmans, leur indiquant de se tenir tranquilles"
Roger Cukierman, président du CRIF

"Le nouveau fascisme n’est pas brun, pas rouge, mais vert"
William Goldnadel, avocat d’Oriana Fallaci

"Il n’y a pas un juif, par atavisme, qui ne se sente solidaire d’Israël"
Alain Jakubowicz, président du CRIF Rhone-Alpes

« Les Juifs de France sont une communauté assiégée »
Shimon Samuels , directeur du bureau parisien du Centre Simon Wiesenthal, qui a appelé en 2002 au boycottage du Festival de Cannes par les Etats-Unis

« L’anti-israélisme, l’anti-sionisme, c’est-à-dire l’antisémitisme, débordent désormais du seul cadre des organisations qui soutiennent les Palestiniens. On le voit dans les forums anti-mondialisation, qui sont devenus des forums anti-juifs »
Shimon Samuels coordinateur du Colloque de l’UNESCO

« Pourquoi avoir autant de correspondants et d’envoyés spéciaux en Israël et dans les territoires palestiniens ? »
L’Observatoire du Monde Juif, N°3

« 95 % des Juifs de France sont sionistes »
Alain Finkielkraut témoignant contre Daniel Mermet

« L’engagement vampirise le journaliste »
Alain Finkielkraut contre Daniel Mermet (étant entendu qu’A. Finkelkraut se garde bien quant à lui de tout engagement !)

N’OUBLIONS PAS QUE DES ISRAELIENS ET DES JUIFS HONNETES TIENNENT UN AUTRE DISCOURS :

1) sur l’antisémitisme :

« L’Etat d’Israël est la cause de la renaissance de l’antisémitisme dans le monde. Le gouvernement Sharon est un laboratoire géant pour la culture du virus de l’antisémitisme. Il l’exporte dans le monde entier »
Uri Avnery, Israélien, dirigeant du mouvement pacifiste Gush Shalom

« Pour le moment, le monde ne réagit pas car les Juifs sont influents et les gens ont peur d’être taxés d’antisémitisme. Mais c’est nous, Juifs, qui sommes aujourd’hui responsables de l’antisémitisme »
Jeremy Milgrom, rabbin israélien de l’association « Rabbins pour les Droits de l’Homme »

« Cessons de jouer avec le feu et de déceler partout de l’antisémitisme. Verrons-nous venir le vrai danger quand il sera là ? »
Jean-Christophe Attias et Esther Benbassa, écrivains

« A force d’identifier judaïsme et sionisme, ces pompiers-pyromanes finiront par être pris au mot »
Daniel Bensaïd, un des dirigeants de la LCR

« Comme citoyen français, je n’accepte pas qu’un ministre d’un Etat étranger ose me dire ce que je dois être, ce que je dois faire, et où je dois vivre »
Henri Israël, premier adjoint au Maire de Fresnes

« Je suppose que les aides consenties par l’Agence juive pour accueillir ces prétendus nouveaux rescapés de l’antisémitisme leur permettront de trouver place dans les colonies de Gaza ou de Jérusalem-Est…Non vraiment il est temps de dire au gouvernement d’Israël que trop, c’est trop ».
Henri Israël, premier adjoint au Maire de Fresnes

« En qualifiant d’antisémites les positions non sionistes et critiques portées à l’égard de la politique israélienne et en déligitimant un point de vue politique en le confondant avec un propos raciste, les institutions juives communautaires françaises jouent aux apprentis sorciers et deviennent elles-mêmes vecteur de violence ».
Eyal Sivan, cinéaste

« Chez certains militants juifs français pro-Sharon, outre que la mauvaise foi n’a plus de bornes, outre que l’incapacité à écouter, à entendre frise parfois la paranoïa, on décèle de plus en plus le recours à une dialectique de type lepéniste ».
Jean-François Kahn, « Marianne »

« On n’a pas le droit en 2002 de justifier les saloperies contre tout un peuple en s’abritant de manière frauduleuse derrière la Shoah ».
Stanislas Tomkiewicz, rescapé du ghetto de Varsovie, décédé début 2003

« Il y a des gens en Israël qui souhaitent secrètement la victoire de l’antisémitisme partout. Cela confirmerait un mythe sioniste qui nous a été inculqué : que les Juifs ne peuvent pas vivre ailleurs qu’en Israël parce qu’il est certain que l’antisémitisme est destiné à triompher partout »
Uri Avnery, Israélien, dirigeant du mouvement pacifiste Gush Shalom

2) sur la politique israélienne :

« L’armée israélienne peut capturer, abattre des terroristes, mais quand le terrorisme traduit la volonté de survie d’un peuple, il ne peut être combattu qu’en accordant sa dignité à ce peuple »
Théo Klein, Franco-Israélien, avocat, ancien président du CRIF

« La persécution par Israël du peuple palestinien n’est pas une guerre contre la terreur. La terreur suicidaire palestinienne a une solution simple : sortez des territoires et donnez aux Palestiniens des raisons de vivre »
Tanya Reinhart, Israélienne, professeur de linguistique en Israel et aux Pays-Bas

" C’est le devoir de tout Juif en tant que Juif de lutter pour que l’Etat d’Israël accepte au plus vite de rendre complètement les 22% de la Palestine historique aux Palestiniens avec Jérusalem Est, avec l’eau et tout ce qui leur appartient. »
Stanislas Tomkiewicz

« Croyez-vous qu’un peuple puisse accepter la patrie de bantoustans que vous lui proposez ? Accepteriez-vous que les frontières d’Israël soient surveillées par un gouvernement étranger ? Ne comprenez-vous pas que le Palestinien a le même droit à l’indépendance que l’Israélien ? Auriez-vous oublié la blessure du mépris ? »
Théo Klein, Franco-Israélien, avocat, ancien président du CRIF

« Nous avons soutenu le plan Rabin, mais aujourd’hui, il est clair qu’Israël a utilisé le processus d’Oslo pour consolider son contrôle sur les territoires occupés »
Jeremy Milgrom, Rabbin israélien de l’association « Rabbins pour les Droits de l’Homme »

« Les Israéliens ne veulent rien partager, la grande majorité d’entre eux ne vit pas au Moyen-Orient, mais dans un îlot européen, créé artificiellement. Nous avons construit notre ghetto de luxe »
Jeremy Milgrom, rabbin israélien, de l’association « Rabbins pour les Droits de l’Homme »

« Israël n’est ni plus ni moins qu’un Etat colonialiste »
Lea Tsemel, avocate israélienne

« Nous avons perdu nos valeurs morales bien avant les attentats suicides. Le point de rupture a été atteint quand nous avons commencé à dominer une autre nation »
Yitzhak Frankenthal, Israélien dont le fils de 19 ans a été tué par le Hamas

« Si moi-même j’étais né dans le chaos politique et moral qui constitue la vie quotidienne des Palestiniens, j’aurais certainement essayé de tuer et de nuire à l’occupant ; sinon j’aurais été un traître à ma nature même d’homme libre »
Yitzhak Frankenthal, Israélien dont le fils de 19 ans a été tué par le Hamas

« Que tous les gens si contents d’eux-mêmes, qui parlent d’assassins palestiniens impitoyables, se regardent sans complaisance dans la glace, qu’ils se demandent ce qu’ils auraient fait, s’ils avaient été ceux qui vivent sous l’occupation. Pour ce qui est de moi, Yitzhak Frankenthal, je peux dire que je serais devenu, sans aucun doute, un combattant pour la liberté et que j’aurais tué autant de ceux d’en face que j’aurais pu ».
Yitzhak Frankenthal, Israélien dont le fils de 19 ans a été tué par le Hamas

« Les Palestiniens ne peuvent pas nous chasser – cela fait longtemps qu’ils ont reconnu notre existence, qu’ils sont prêts à faire la paix avec nous. C’est nous qui ne voulons pas faire la paix avec eux. C’est nous qui entretenons le cycle de carnage. Je regrette de le dire, mais la responsabilité est entièrement de notre côté ».
Yitzhak Frankenthal, Israélien dont le fils de 19 ans a été tué par le Hamas

« Notre chance, ce sont les Palestiniens. Ce peuple est en train de se construire, à notre exemple, et il doit devenir notre allié naturel, pourvu que nous sachions lui dire nos regrets du passé et nos espoirs communs pour l’avenir ». Aucune excuse ne peut être tirée des attentats-suicides pour échapper à cette obligation ».
Théo Klein, Franco-Israélien, avocat, ancien président du CRIF

« Les Israéliens devraient admirer les Palestiniens qui se sacrifient pour leur cause comme nous l’avons fait nous-mêmes, depuis Samson jusqu’à Massada. Au lieu de cela, on les qualifie de monstres et de fanatiques. Pas un instant on ne se demande ce qui pousse ces jeunes à se faire exploser dans la rue ! »
Lea Tsemel, avocate israélienne

« Nous n’avons pas de chambres à gaz. Mais y a-t-il une méthode unique pour perpétrer un génocide ? »
Shulamit Aloni, ex-ministre de l’éducation israélienne. Députée du Mertez à la Knesset

« C’est l’impunité qui pousse au crime : Des sanctions contre Israël ne sont pas un acte hostile envers le peuple israélien, mais au contraire l’expression d’un sens de la responsabilité envers un Etat qui devient victime de sa puissance. Et de son impunité. »
Michel Warschawski, militant israélien anticolonialiste

« La campagne israélienne de violence et de harcèlement n’a épargné aucune université palestinienne. Au contraire, les actions directes contre les étudiants et les enseignants font partie de la politique israélienne de punitions collectives ».
Ur Shlonsky, professeur israélien de linguistique à Genève

« Le génocide est associé dans nos esprits à des charniers ou des convois de population déportée. La mort lente infligée au peuple palestinien n’a peut être pas encore de nom, mais comment est-il possible que la société israélienne se ferme hermétiquement le cœur et les yeux à ce spectacle ? »
Tanya Reinhart, israélienne, professeur de linguistique

« Dans ce qui se publie d’habitude, un attentat palestinien est décrit comme le tonnerre par une journée claire et pas comme un maillon dans une chaîne d’événements sanglants où la main d’Israël a toujours le dessus. Mais lorsque nos enfants, les soldats, tuent sans motif, à l’arme lourde, des enfants palestiniens et des parents palestiniens, jamais on ne rappelle qu’il s’agit d’êtres humains »
Nurit Peled-Elhanan, israélienne dont la fille de 16 ans a été tuée lors d’un attentat palestinien

« La poursuite de l’occupation a un prix, qui se paye. En pratique, il faut que le plus grand nombre possible de juifs israéliens comprennent que leur pays est devenu un paria, et le restera tant que l’occupation continuera »
Ilan Pappé, historien israélien

« Il faut exercer une pression économique et culturelle sur l’Etat juif afin qu’il mette un terme à l’occupation militaire la plus odieuse de la deuxième moitié du XXème siècle »
Ilan Pappé, historien israélien.

« Nous appelons tous les Européens de bonne volonté à créer sans tarder un Comité international pour la protection du peuple palestinien »
Juifs européens pour une Paix Juste (fédération de 17 organisations juives)

« Je suis contre les attentats tournés vers les populations civiles, mais pour moi, quand on arrache des vies, quand on détruit des maisons quand on tire sur des enfants quand on emprisonne des mineurs et quand on torture dans les prisons, c’est du terrorisme d’Etat »
Stanislas Tomkiewicz

"Déclenchée sous couvert de lutte contre le terrorisme, la réoccupation par l’armée israélienne des villes autonomes de Cisjordanie a provoqué un véritable bain de sang. Décidément, le général Ariel Sharon n’a vraiment pas changé".
Amnon Kapeliouk, journaliste et écrivain israélien

« le nationalisme juif représente pour le peuple juif - et la communauté juive mondiale - un danger plus grave que l’Holocauste ».
Christoph Zehntner, rabbin de la Communauté israélite libérale de Berne :

" Nous mentirions tous si nous refusions de voir l’abus de vocabulaire qui consiste à qualifier de résistants ceux qui gagnent les guerres et de terroristes ceux qui les perdent. Mais, quel bonheur pour nous tous, vivants, juifs et non-juifs, qu’il y ait eu des hommes et des femmes, terroristes ou résistants, qui ont pris les armes contre Hitler"
Victor Ginsburgh, Le Soir du vendredi 2 novembre 2001.

"Jamais auparavant en Israël autant de généraux en uniforme, d’anciens généraux, d’anciens membres des services de sécurité, parfois déguisés en "universitaires", n’ont pris part au lavage de cerveau de l’opinion publique."
Baruch Kimmerling, l’un des plus grands sociologues israéliens

" Nous devons sortir et nous diriger vers les check-points. Nous devons parler aux soldats dans leurs chars et leurs véhicules blindés avant que l’invasion des villes palestiniennes ne se transforme en une guerre civile meurtrière."
Baruch Kimmerling (février 2002 dans l’hebdomadaire Kol Ha’ir)


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