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Liberté pour Ahmed Zahran et tous les prisonniers palestiniens !

lundi 13 janvier 2020

Ahmed Zahran, 42 ans, Palestinien de Ramallah, poursuit sa grève de la faim depuis 115 jours, pour protester contre sa détention administrative arbitraire, c’est à dire sans la moindre inculpation, ni procès.


Manifestations en Palestine occupée en soutien à Ahmed Zahran, en grève de la faim depuis 4 mois

"Malgré l’affaiblissement de Zahran et la gravité de son état de santé- il a perdu plus de 37 kilos- et il est incapable de marcher -son état est critique-. le tribunal militaire israélien d’Ofer a rejeté son appel et refuse de s’engager à ne pas renouveler sa détention", écrit Ziad Medoukh, enseignant à Gaza.

Pour rappel (voir nos articles précédents) Ahmed Zahran, de Deir Abu Mishaal, à l’Ouest de Ramallah, ne sait pas pourquoi il est détenu par les autorités israéliennes, ni quand cet emprisonnement illégal prendra fin. Il n’a cessé d’être transféré, en toute illégalité, d’une prison israélienne à l’autre et d’un hôpital à l’autre. Il est également privé de visites de la part de sa famille et de ses avocats, et placé dans des cellules d’isolement inhumaines.

Emprisonné depuis mars dernier, Ahmed Zahran, père de 4 enfants, a déjà passé 15 années dans les geôles israéliennes, comme de nombreux Palestiniens.

Par sa grève de la faim, ce courageux prisonnier proteste contre le régime de détention" administrative", et contre les conditions infâmantes de détention des prisonniers politiques palestiniens, privés de leurs droits les plus élémentaires.

"Il y a environ 470 Palestiniens maintenus en détention administrative, sur un total d’environ 5 500 prisonniers politiques palestiniens emprisonnés par Israël. Ces ordres de détention, introduits en Palestine par le mandat colonial britannique et adoptés par les autorités israéliennes, sont émis pour une durée maximale de 6 mois mais indéfiniment renouvelables sur la base de « preuves secrètes ». Les Palestiniens peuvent être emprisonnés pendant des années à la fois en raison des ordres de détention indéfiniment renouvelables.", rappelle Ziad Medoukh.

"Cet état d’apartheid continue sa politique agressive contre ces prisonniers, comme contre toute notre population civile. Il poursuit ses crimes contre des prisonniers isolés qui sont de plus en plus abandonnés à l’arbitraire et à l’acharnement criminel des autorités pénitentiaires, sans suivi médical, ni visites.
Dans ces prisons, leur situation se dégrade jour après jour, et les autorités israéliennes aggravent encore leur souffrance par des mesures illégales et des provocations permanentes. Une mort lente attend ces milliers de prisonniers politiques palestiniens.

Où sont donc les organisations des droits de l’homme ? Où donc est le monde qui se dit libre ?", interroge Ziad Medoukh.

CAPJPO-EuroPalestine

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