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Stop à la torture des Palestiniens ! Rassemblement samedi 1er février à Paris

samedi 25 janvier 2020

Les Palestiniens entre les mains de la police, de l’armée ou des services secrets israéliens sont torturés de façon quasi systématique, qu’il s’agisse d’hommes, de femmes ou d’enfants. De très nombreux cas ont été rapportés par l’ACAT, l’Unicef, ainsi que des ONG palestiniennes qu’israéliennes. Et cela s’accentue, à l’heure où nos gouvernants rendent hommage aux victimes juives des nazis et de leur propre appareil d’Etat. Rassemblement samedi prochain à Paris !



Walid Hanatsheh après "interrogatoire"

Tandis que le l’on parle du camp d’extermination d’Auschwitz, libéré il y a 75 ans — par les Russes, soit dit en passant — les victimes quotidiennes des tortures et de l’enfermement israéliens sont passées sous silence.

Pas par nous ! Nous vous demandons de prendre connaissance de la série d’articles que nous allons publier sur ces tortures et de les rediffuser autour de vous.
Nous appelons également celles et ceux qui le peuvent à organiser des informations dans leur ville, pour dénoncer ces tortionnaires auxquels nos dirigeants déroulent le tapis rouge.

- Pour la région parisienne, nous vous appelons à à informer la population avec nous pour sur ces terribles violations des droits de l’homme, samedi prochain :

Rassemblement samedi 1er février à partir de 15 H à la Fontaine des Innocents (Châtelet-les Halles). Métro-RER

- LE CAS DE WALID HANATSHEH

Le 17 janvier dernier, on voyait des photos de Walid Hanatsheh, torturé pendant son interrogatoire, circuler sur le net. Chose rare car, il est extrêmement difficile d’obtenir de telles photos de détenus palestiniens, Israel prenant toutes les précautions à cet effet.

Sa femme, Bayan Hanatsheh, rapporte qu’il a été amené devant un tribunal militaire en fauteuil roulant, et qu’il a été incapable de parler devant les juges, du fait de la torture subie pendant 23 H d’affilée dans les locaux du centre d’interrogatoire de la Moscobiyyeh à Jérusalem.

La famille a d’abord été interdite d’assister à sa comparution, mais suite à une manifestation de protestation, sa femme a pu pénétrer dans le tribunal pendant quelques minutes.
« J’ai vu un vieil homme que je n’ai tout d’abord pas reconnu, avant qu’il me fasse des signes. J’ai été saisie d’effroi. Ses yeux coulaient, sa barbe était en désordre, il avait des traces d’hématome sur le visage et le cou" .

« Notre fille de 21 ans a également été détenue par les forces d’occupation pendant 3 jours, afin de faire pression sur mon mari et de lui extorquer des aveux. "

Il a également été obligé par ses tortionnaires de regarder des images d’un raid de l’armée à notre domicile de Ramallah, avec des soldats en train de prendre des mesures en vue de la démolition de sa maison. », rapporte Bayan, alors que son mari a été arrêté en octobre dernier, accusé sans la moindre preuve, parce qu’il est membre du FPLP (Front Populaire de Libération de la Palestine), d’avoir financé des attaques contre l’armée israélienne.

Pendant son interrogatoire, ses bourreaux se relayaient toutes les 8 heures, tandis qu’il était maintenu dans des positions douloureuses et roué de coups jusqu’à ce qu’il s’écroule sur le sol. Des poils de sa barbe lui ont été arrachés et il a reçu de ombreuses gifles, indique l’association Addameer de défense des prisonniers palestiniens.

- SAMER ARBEED TORTURÉ AU POINT D’EN ÊTRE HOSPITALISÉ

Même chose pour Samer Arbeed, un autre membre du FPLP arrêté le 25 septembre dernier et transféré inconscient à l’hôpital, avec onze côtes cassées, des problèmes rénaux, et une atteinte pulmonaire liée aux gaz lacrymogènes dont il a été aspergé jusque dans sa chambre d’hôpital !

Ses avocats se sont vu interdire de le voir pendant des semaines et ont même été soumis à une interdiction d’évoquer publiquement son cas, sous peine de condamantion. Il est toujours en « détention administrative », donc sans inculpation, ni date de sortie.

Ces tortures, qui vont des coups à des positions douloureuses prolongées comme celle de « la grenouille » ou de « la banane », de la privation de sommeil aux menaces contre les membres de leurs familles ont été infligées à bien d’autres Palestiniens récemment.

Notamment à de nombreux étudiants palestiniens détenus pour avoir participé à des actions militantes, des réunions ou manifestations pour la libération de la Palestine.

- MAYS ABU GOSH TORTURÉE PENDANT 30 JOURS

Mays Abu Ghosh, 22 ans, étudiante palestinienne en journalisme, originaire du camp de réfugiés de Qalandiya, est actuellement emprisonnée pour ses activités étudiantes sur le campus de l’Université de BirZeit, où elle s’est attachée à faire connaître les luttes des prisonniers politiques et des réfugiés palestiniens.

Elle a été "interrogée" pendant plus de 30 jours, après avoir été enlevée par l’armée d’occupation lors d’un violent raid, le 29 août dernier, au cours duquel des soldats armés ont défoncé la porte de sa maison et saccagé ses biens et ceux de sa famille, la menottant puis lui bandant les yeux pour l’emmener dans un camp militaire près du checkpoint de Qalandiya.

Mays a ensuite été transférée au fameux centre d’interrogatoire de la Moskobiyyeh. Elle a été fouillée à nu, enchaînée à une petite chaise à l’intérieur d’une cellule très froide. Elle a été giflée, battue et privée de sommeil pendant 3 jours. Pour la punir, son frère de 17 ans a ensuite été condamné à une détention "administrative", sans inculpation ni jugement, bien qu’il soit mineur.

Et sa famille, non autorisée à lui rendre visite en prison, a été amenée au centre d’interrogatoire, afin de faire pression sur la jeune étudiante. « Son visage était plein d’ecchymoses et son corps très pâle. Je ne pouvais pas la serrer dans les bras, à cause de la douleur qui faisait mal à tout son corps », a déclaré sa mère.

Dans sa cellule en béton avec les lumières allumées 24h/24, des eaux usées entrant et coulant sur le matelas, elle a même eu droit à l’introduction d’un gros rat, destiné à la tourmenter davantage. Sans parler, durant ces 30 jours, du refus qui lui fut opposé à maintes reprises d’accéder aux toilettes.

Elle est désormais emprisonnée, en "détention administrative" (celle qui est réservée aux Palestiniens qui ne "passent pas aux aveux") dans la prison de Damon, en Israël.

Sont dans sa situation des centaines d’autres étudiants palestiniens, parmi lesquels Shatha Hassan, présidente du conseil du conseil étudiant de l’Université BirZeit, condamnée à quatre mois de détention administrative, Tareq Matar, arrêté et détenu à plusieurs reprises sans inculpation, torturé et amené à comparaître devant des juges militaires en fauteuil roulant, alors que c’est un jeune athlète.


L’association Addameer a également présenté, lors d’une conférence de presse, le cas de Jamil Darawi, 37 ans, de Béthléem, qui a passé 14 ans dans les geôles de l’occupant, et qui a été à nouveau arrêté en novembre dernier. Comme les autres, il a été battu et torturé. Quand sa femme Rawan a pu le voir au tribunal militaire, elle ne l’a pas reconnu dans la salle, jusqu’à ce qu’il l’appelle en criant « Je suis là, Rawan, c’est moi, Jamil ! » .
Il avait la mâchoire cassée, il était défiguré par les coups reçus pendant les interrogatoires.

RASSEMBLEMENT SAMEDI 1ER FÉVRIER

A PARTIR DE 15 H

A LA FONTAINE DES INNOCENTS

MÉTRO-RER : CHÂTELET LES HALLES

- POUR DÉNONCER LA TORTURE PRATIQUÉE PAR CET ÉTAT QUI NOUS EST PRÉSENTÉ COMME UNE DÉMOCRATIE INTOUCHABLE

- ET POUR EXIGER LA LIBÉRATION DES TOUS LES PRISONNIERS PALESTINIENS !

(Suite dans nos prochains articles sur ce site)

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