Une militaire israélienne, opérant dans les services de renseignement de son armée, a été livrée par l’Autorité Palestinienne aux forces d’occupation, qui l’ont arrêtée pour cause de relation sentimentale avec un citoyen palestinien, rapporte mercredi le site Middle East Eye.

La femme a été détenue et interrogée pendant tout le week-end dernier, précise le site.
Samedi dernier, dans un premier temps, la militaire avait été arrêtée par la police palestinienne à Ramallah, puis livrée à la police israélienne, qui l’avait laissée vaquer à ses occupations.
Mais une heure plus tard, cette femme était à nouveau arrêtée, à Ramallah par la police de Mahmoud Abbas, et à nouveau livrée à la police israélienne.
Cette dernière établissait alors que la personne travaillait pour les services de renseignements de l’armée, où elle avait donc accès à des informations classées secret défense.
Après avoir déclaré à ses interrogateurs qu’elle s’était rendue à Ramallah pour acheter de la drogue, la détenue confessait qu’elle avait en réalité fait quelque chose de beaucoup plus « grave », aux yeux du régime d’apartheid et de ses collaborateurs : une liaison sentimentale avec un homme palestinien, depuis plus d’un an.
Depuis le mois d’octobre 2023, aucun Palestinien de Cisjordanie occupée -à l’exception de quelques privilégiés de « l’Autorité »- ne peut entrer sur le territoire israélien, et c’est donc pour continuer de voir son amant que la femme se rendait à Ramallah, pour des rencontres discrètes.
Gardée à vue pendant trois jours pour « atteinte présumée à la sécurité de l’État », la militaire a été relâchée après que cette infraction présumée a été écartée par le parquet, mais une enquête judiciaire à son encontre reste ouverte. Pour quel motif ?
Réagissant sur X (anciennement Tweeter), le journaliste palestinien Mohamed Magadi commente ce qui semble relever de l’évidence : « En Israël, l’amour est un délit, dès lors qu’il implique une relation entre Juifs et Arabes ».
Depuis octobre 2023, le terrorisme de l’État israélien s’est également aggravé en Cisjordanie occupée, et pas seulement contre la bande de Gaza.
Plus de 500 Palestiniens y ont été assassinés par l’armée et les colons, dont 120 enfants, et 9.280 autres ont été arrêtés lors de rafles sanglantes.
CAPJPO-EuroPalestine