Poursuivis de manière hallucinante pour avoir affiché des photos d’enfants de Palestine mutilés par les génocidaires, 4 militants de la région lyonnaise ont été relaxés lundi par le tribunal de la ville.
Le parquet, une institution aux ordres du gouvernement, leur reprochait d’avoir prétendument porté atteinte au « droit à l’image » des jeunes victimes de la barbarie israélienne.
À l’audience de jugement le mercredi 10 décembre, la procureure n’y était pas allé de main morte, requérant contre chacun des 4 quelque 6 mois de prison -éventuellement assortis du sursis-, 650 € d’amende par personne, des « stages de citoyenneté », l’inéligibilité des prévenus et, … tenez-vous bien, une interdiction de port d’arme pendant 5 ans !

À noter qu’avant le procès, une représentante du parquet avait proposé un « deal » (on emploie à dessein ce terme cher à Trump and co.) sous la forme d’un forfait : « Vous payez 4.000 € et on vous laisse tranquilles », avait-elle dit en substance aux prévenus. Ceux-ci avaient refusé une telle transaction, et ils ont eu bien raison.
Le tribunal a en effet constaté le grand n’importe quoi des poursuites.
Il faut savoir, en effet, que le parquet avait procédé à une construction juridique plus que hasardeuse pour tenter d’établir le non-respect du « droit à l’image » des enfants palestiniens.
Le parquet avait ainsi eu recours, dans sa tentative, à des articles du Code Pénal réprimant une vaste collection de crimes et délits (viols et agressions sexuelles, morsures par chien, conduite sous l’empire de stupéfiants, etc…), pour lesquels la diffusion d’images illustrant les actes concernés est réprimée par la loi, dans certaines conditions. Les poursuites visaient les articles 222-1 à 222-14-1 pour les faits exposés par voie d’affiches, articulés avec l’article 222-33-3 pour le supposé délit de violation du « droit à l’image ».
Mais le tribunal n’a eu aucune difficulté à démonter la mécanique d’un parquet motivé par le désir de réprimer, à tout prix, la dénonciation du génocide et la solidarité avec la Palestine, quitte à inventer une histoire à dormir debout.
Taquins, les juges observent même que s’il s’agissait de s’appuyer sur un des articles du Code Pénal, alors le parquet aurait pu recourir, dans un premier temps, à l’article 211. Il s’agit là d’un article qui punit les crimes de génocide et crimes contre l’humanité. Autrement dit, les crimes que commet Israël ! Mais la ficelle aurait alors été encore plus grosse.
À noter, enfin, que la mairie « communiste » de Vénissieux (banlieue de Lyon) s’était portée partie civile contre les colleurs d’affiches. Du coup, elle se retrouve déboutée, et on ne pleurera pas sur son sort.
L’audience du 10 décembre: https://europalestine.com/2025/12/11/lyon-un-militant-juge-pour-avoir-diffuse-des-photos-denfants-de-gaza-mutiles/
CAPJPO-EuroPalestine


