Deux après-midi, mercredi et jeudi, n’ont pas suffi à la Cour d’appel de Paris, pour gérer le procès en appel d’Elias d’Imzalène, tant les 5 parties civiles, représentées par 10 avocats, ont monopolisé la parole, avant même que ce soit leur tour de plaider.
Alors qu’Elias d’Imzalène est accusé d’avoir « appelé à une intifada » en 2024 lors d’un rassemblement parisien, les officines israéliennes, sans craindre le ridicule, ont passé des heures à ressasser les accusations d’incitation à la violence, et d’antisémitisme, qui seraient selon elles nécessairement liées au mot « intifada ».
Même si les prises de parole d’Elias d’Imzalène n’ont jamais provoqué la moindre violence, il a été accusé de porter la responsabilité de « tous les malheurs des juifs », le pompon revenant à Me Weil-Reynal, d’Avocats Sans Frontières (comme Israël), qui a fait hurler la salle en faisant un rapprochement entre l’accusé et un « viol commis à Pantin ».
On comprend que les juges ne se voyaient pas, à 17 H jeudi, écouter encore des heures d’imbécilités de la part des parties civiles déchaînées.
Mais on se demande toutefois si, face à une bêtise aussi évidente, le tribunal n’a pas voulu sauver la mise au parquet (c’est à dire au gouvernement), qui voudrait faire un exemple et créer un précédent en interdisant l’emploi du mot « intifada », pourtant couramment utilisé dans les manifestations du monde entier pour demander la mobilisation contre le génocide et le nettoyage ethnique des Palestiniens

Les représentants d’Israël ont par exemple affirmé que le mot intifada était violent parce qu’il se réfère; selon eux, à la première intifada des Palestiniens en 1987. Or, cette intifada ne s’est caractérisée que par la violence de l’armée israélienne, notamment contre des enfants qui n’avaient que des pierres face aux chars de l’occupant qui les attaquaient, les Palestiniens adultes choisissant la désobéissance civile, et non la lutte armée face à l’occupant.

Et les images de ces enfants face aux chars ont fait le tour du monde et ont tellement entaché l’image d’Israël, que ses dirigeants ont préféré faire mine de se mettre autour d’une table de négociations, qui devaient déboucher sur les « accords d’Oslo ».
Laisser du temps pour faire oublier le crétinisme et les contradictions des officines israéliennes et de leurs 2 « témoins », alors qu’Elias D’Imzalène et son avocat Me Rafik Chekkat sont restés fermes et dignes, en déconstruisant les allégations de la partie adverse, est peut-être l’option retenue ?
Rendez-vous le 8 septembre prochain, où la parole sera d’abord donnée aux parties civiles…. qui de toutes façons n’ont pas d’autre argument à leur disposition que le chantage à l’antisémitisme.
CAPJPO-Europalestine


