Quand Le Monde titre « Emmanuel Macron lance un vif rappel à l’ordre aux industriels de la défense« , c’est pour emboiter le pas au président français qui encourage les patrons français du secteur de l’armement à accélérer les cadences de production.

« Nous entrons dans une économie de guerre » avait déjà déclaré Macron le 13 juin 2022, lors de l’inauguration du salon de l’armement Eurosatory à Villepinte. Il s’agissait d' »aider l’Ukraine ». Trois ans et demi plus tard, il déclare aux patrons : « Beaucoup d’efforts ont été faits. Je les ai salués, nous avons doublé, parfois triplé nos capacités de production, nos rythmes de production. »
Mais cela ne suffit pas. D’autres seraient « meilleurs » que les Français dans ce domaine.
Chez les industriels, on attend la « surmarche » de 3,5 milliards d’euros promise par M. Macron en juillet 2025, en plus de la hausse de 3,2 milliards prévue par la loi de programmation miliaire 2024-2030 (LPM), commente Le Monde.
Traduction : il faut que l’État crache d’abord au bassinet
Le budget de la défense doit pourtant être porté à 57,1 milliards en 2026, contre 50,5 milliards en 2025, avant qu’il atteigne 63,4 milliards en 2027. Il aurait ainsi doublé en dix ans sous la présidence de M. Macron. Ce dernier souhaite même aller plus loin, en promettant, lors de son discours, 36 milliards d’euros supplémentaires d’ici à 2030 par l’actualisation de la LPM.
Et là, aucun journaliste ne demande : « Et où va-t-on trouver l’argent ? », contrairement à leur habitude à chaque fois qu’un intervenant parle de permettre aux salariés de jouir de leurs retraites, d’augmenter les salaires, d’embaucher du personnel dans les hôpitaux ou l’éducation nationale…
Car la réponse est évidente : Pas question d’un impôt sur la fortune. L’argent doit se trouver chez les moins riches, et en faisant des coupes sombres dans les budgets de la santé, de l’éducation, ou encore de la culture.
VIVE LA GUERRE ET LES MARCHANDS DE CANONS !
CAPJPO-Europalestine


