L’hôpital Shifa alerte sur une grave détérioration de la santé publique face à la propagation de maladies non diagnostiquées, inconnues jusqu’ici, et de décès dus à un virus respiratoire aigu sévère provoquant des symptômes graves.

Le Dr Moataz Harara, chef du service d’accueil et des urgences de l’hôpital Shifa, a averti que la situation sanitaire dans la bande de Gaza est la pire depuis le début de l’agression israélienne, le système de santé étant au bord de l’effondrement.
Il a constaté le décès de jeunes Gazaouis sans antécédents médicaux, décédés subitement des suites de complications respiratoires.
A Gaza, tous les lits de soins intensifs sont occupés dans un contexte de grave pénurie de matériel médical et de blocus israélien persistant.
La pénurie de médicaments atteint 52 %, tandis que les déficits en matériel médical et de laboratoire avoisinent les 71 %, ce qui limite considérablement la capacité du personnel médical à diagnostiquer les maladies et à effectuer les examens essentiels.
Les médicaments destinés aux patients atteints de maladies chroniques sont en rupture de stock à près de 63 %, privant ainsi des milliers de personnes de traitements réguliers. Les patients atteints de cancer sont particulièrement touchés : plus de 70 % de leurs médicaments sont indisponibles, ce qui perturbe leurs protocoles de chimiothérapie et met leur santé en danger

Plus de 1 300 patients sont décédés en attendant l’autorisation de sortir de à Gaza pour recevoir des soins médicaux. Près de 20 000 patients, dont 4 000 atteints de cancer et 4 500 enfants, sont bloqués à Gaza et disposent d’une ordonnance médicale approuvée
L’ONU a averti par ailleurs que plus de 230 000 femmes à Gaza, dont près de 15 000 femmes enceintes, ont un accès très limité aux services de santé reproductive en raison des attaques militaires israéliennes, malgré le cessez-le-feu.
CAPJPO-Europalestine


