Les dirigeants allemands, français et britanniques se sont dit prêts, dimanche, à mener ce qu’ils ont appelé des « actions défensives » pour attaquer l’Iran, 24 heures après l’agression de ce pays par Israël et les États-Unis.

L’objectif avoué de ces actions dites « défensives » ? « Détruire la capacité de l’Iran à lancer des missiles et des drones » : autrement dit, empêcher l’Iran de se défendre.
Tous savent pourtant parfaitement que l’attaque contre l’Iran représente une violation grossière du droit international, particulièrement dans les conditions où elle s’est faite.
Le ministre des Affaires étrangères d’Oman, qui servait de médiateur dans les négociations irano-américaines à Genève, a affirmé qu’un accord était sur le point d’être acquis vendredi entre les deux puissances sur la question du nucléaire.
Mais c’est précisément parce qu’un accord était en vue qu’Israël a lancé le premier l’attaque, entrainant les USA dans sa foulée.
Paris, Berlin et Londres, au cours de la journée de samedi, ont fait des communiqués appelant à la « désescalade », sans bien évidemment aller jusqu’à nommer les agresseurs.
Mais cela ne convenait pas à leurs maîtres qui siègent à Tel-Aviv et Washington, et c’est pourquoi ils annoncent dimanche soir leur participation à la coalition guerrière.
Le prétexte ? C’est un fait, l’Iran réplique en ciblant les bases militaires américaines dans les monarchies du Golfe (Émirats, Koweit, Qatar, Bahrein, notamment). Comme il en a le droit, étant en situation de légitime défense.
Mais faut-il s’attendre à autre chose, de la part de gouvernements européens qui appuient déjà, dans la région, le génocide du peuple palestinien ?
CAPJPO-EuroPalestine


