Deux hauts responsables de Human Rights Watch (HRW), Omar Shakir et Milena Ansari, ont démissionné après que la direction de l’organisation a bloqué leur rapport qualifiant le refus d’Israël d’accorder aux réfugiés palestiniens le droit au retour de « crime contre l’humanité ».

Ce rapport de 33 pages, qui documente le vécu des réfugiés déplacés depuis 1948, mentionne que le fait d’empêcher leur retour constitue le crime d’« autres actes inhumains », tel que défini par la Cour pénale internationale.
Shakir et Ansari ont déclaré que la direction avait privilégié la crainte de représailles politiques aux principes juridiques, limitant ainsi la portée du rapport aux déplacements récents et portant atteinte à l’intégrité de HRW.
Plus de 200 employés ont protesté contre ce retard, tandis que HRW a affirmé que le rapport nécessitait un examen plus approfondi. Ces démissions ont suscité un débat sur la crédibilité de HRW, notamment quant à son traitement des questions relatives aux droits humains des Palestiniens.
« Être témoin de l’angoisse des Palestiniens que j’ai interviewés, condamnés de fait à un statut de réfugié à vie, compte parmi les choses les plus difficiles que j’aie vues. » C’est sur cette réflexion que Milena Ansari et Omar Shakir ont quitté Human Rights Watch
Ce rapport, intitulé « Nos âmes sont dans les foyers que nous avons quittés », a été mis de côté malgré son approbation lors d’un examen interne mené par huit départements.
Alors que la direction affirme que la recherche nécessite d’être « approfondie », l’équipe démissionnaire et plus de 200 membres du personnel protestataires considèrent cette décision comme une trahison du droit international, arguant que la souffrance des personnes déplacées depuis 78 ans ne peut être ignorée pour éviter des répercussions politiques.
CAPJPO-Europalestine


