À l’occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse, les Palestiniens attirent l’attention du monde sur les 263 journalistes de Gaza tués à Gaza en 2 ans et demi de génocide et sur la disparition de certains d’entre eux, dont Nidal Al Wahidi et Haitham Abdul Wahed toujours portés disparus depuis 939 jours, sans qu’aucune information fiable ne soit disponible concernant leur lieu de séjour ou leur état de santé.

Le Centre palestinien pour les personnes disparues et victimes de disparition forcée (PCMFD) indique que ces journalistes portaient des gilets de presse clairement identifiés par le mot « PRESSE » et étaient munis de leur matériel professionnel, de leurs appareils photo et de leurs papiers d’identité, confirmant ainsi que leur présence sur les lieux était uniquement liée à la couverture médiatique, conformément au droit international humanitaire.
Le Centre rapporte également que la famille du journaliste Nidal Al Wahidi a reçu le témoignage d’un détenu libéré qui affirme avoir entendu son nom à l’intérieur de la prison de Shikma à Ashkelon, sans qu’aucune confirmation officielle n’ait été apportée pour lever l’incertitude qui persiste.
Outre les 263 journalistes de Gaza assassinés par Israel, 420 journalistes ont été blessés, dont beaucoup restent handicapés, tandis qu’une quarantaine de journalistes seraient toujours emprisonnés par Israël, rappelle-t-on.
Faut-il par ailleurs souligner, en cette journée mondiale de la liberté de la presse, qu’Israël continue à interdire l’entée des journalistes étrangers dans Gaza, car le génocide est toujours en cours ?
CAPJPO-Europalestine


