Leur chef, David Zini, a ordonné le retrait d’un mémorial honorant les agents du « Shin Bet » tués depuis le 7 octobre, rapporte le quotidien israélien Haaretz.
La raison invoquée pour cet ordre est qu’« il n’y a pas besoin de voir les échecs sous nos yeux jour après jour ». Le mémorial aurait été qualifié de « défaitiste », ajoute-t-on de même source.

Le Shin Bet a déclaré dans un communiqué que « les échecs du 7 octobre sont parmi les plus grands et les plus douloureux que l’État d’Israël ait jamais connus ».
Le mémorial se dressait à l’entrée du siège de l’agence à Tel Aviv. Il présentait des photographies des agents tués lors des attaques du Hamas et du génocide qui a suivi, ainsi que des enfants du personnel tués dans les combats.
Un responsable sécuritaire a déclaré que l’ordre de démanteler ce mémorial a été accueilli avec stupéfaction au siège.
Pour se justifier, face aux familles endeuillées et choquées par sa décision, David Zini a expliqué qu’il considérait le mémorial comme « sélectif » car il commémorait « seulement une partie des tombés », et « ne reflète qu’une partie de la terrible catastrophe qui nous a frappés »
Mais Reut Edri, mère d’Ido Edri, un agent du Shin Bet tué au festival Nova, et l’une des fondatrices du Conseil d’Octobre, un groupe représentant les familles des personnes tuées et blessées le 7 octobre,a critiqué la décision suite au rapport de Haaretz, la qualifiant de « la poursuite de l’abandon d’Ido et des autres combattants du Shin Bet même après leur mort».
Beaucoup de familles israéliennes estiment qu’il ne s’agit pas d’un « catastrophe naturelle » mais que l’État, et notamment ses fameux services de renseignement censés être « à la pointe », sont responsables de ces échecs mais refusent de les assumer.
La chaîne 12 a rapporté que les activités du « Mois des fiertés » au sein du Shin Bet avaient été annulées ce mois-ci sur ordre de Zini.
CAPJPO-Europalestine
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