Israël et le Liban ont officiellement signé, à Washington, un accord-cadre négocié par les États-Unis. pour « une paix durable entre les deux pays ».

Selon cet accord, Israël ne se retire que de deux zones restreintes du sud du Liban, tout en continuant d’occuper la zone de sécurité plus vaste. Et le régime israélien ne cesse de répéter sur tous les tons qu’ils ne repartiront jamais du Liban et ne laisseront pas les 200.000 habitants de la région qui ont échappé aux bombardements israéliens revenir dans leurs foyers.
Le prétexte reste la dangerosité du Hezbollah dont le désarmement complet est demandé.
Même pendant la signature de cet accord, Israël a continué à bombarder le Sud Liban vendredi notamment à Nabatieh Al-Fawqa, et deux Libanais auraient été tués par un drone israélien visant un véhicule à Douha Kfar Remman, dans le sud du Liban.

Les forces d’occupation israéliennes ont continué vendredi à raser des maisons appartenant à des Libanais déplacés à Maroun Al-Ras, dans le sud du Liban.
S’exprimant le même jour sur la chaîne israélienne Channel 14, Ben-Gvir a ritéré ses propos antérieurs appelant à ce que « mille mères libanaises pleurent ». Il a appelé à une offensive militaire de grande envergure contre le Liban, rejetant toute distinction entre l’État libanais et le Hezbollah.
Autant dire que la colère s’exprimait vendredi soir à Beyrouth. L’armée libanaise fait usage de gaz lacrymogènes pour disperser des manifestants sur la route de l’aéroport de Beyrouth ; ces derniers protestent contre cet accord avec l’occupant israélien, qui ne prévoit même pas le retrait du Sud-Liban de ce dernier
CAPJPO-Europalestine


