Alors que le génocide à Gaza dure depuis trois ans, Médecins Sans Frontières (MSF) alerte sur le fait qu’Israël démantèle systématiquement les conditions de survie en Palestine.
Les forces d’occupation israéliennes contrôlent environ 70 % de la bande de Gaza, déplaçant les « lignes jaunes » (limites militaires) pour refouler les civils déplacés vers des zones toujours plus réduites et invivables. Le génocide perpétré par Israël a causé la mort de plus de 75 000 Palestiniens, dont plus de 21 000 enfants, tandis que MSF a pris en charge plus de 200 000 cas de traumatismes.
Le blocage de l’accès à l’eau potable — laissant de nombreuses personnes avec moins de six litres par jour — et les restrictions sur les fournitures médicales ont favorisé la propagation de maladies, notamment des affections cutanées et des gastro-entérites.
Avec plus de 80 % des infrastructures endommagées et des équipements hospitaliers hors service faute de pièces détachées, MSF prévient que ces destructions entraveront le relèvement pour des générations. MSF exhorte les gouvernements à agir sans délai pour mettre fin aux violences et prévenir un nettoyage ethnique.
L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a averti que les retards répétés dans l’acheminement, depuis Israël vers Gaza, de médicaments vitaux, de prothèses et d’autres fournitures médicales risquent d’avoir des « conséquences dévastatrices » pour les Palestiniens qui en ont un besoin urgent.

Appel de 6000 familles déplacées à l’approche de l’Hiver
Environ 6 000 familles déplacées vivant dans des camps à Mawasi Rafah, dans le sud de Gaza, lancent un appel aux organisations internationales, aux donateurs et aux organisations caritatives locales pour obtenir une aide d’urgence à l’approche de l’hiver. Ces familles sont confrontées à de graves pénuries de tentes, de couvertures, de colis alimentaires, d’eau potable, de médicaments, de produits d’hygiène et d’éclairage, tandis que de nombreux abris offrent peu de protection contre la pluie, le vent et le froid.
Elles demandent des évaluations de terrain immédiates, une distribution plus équitable de l’aide et un soutien prioritaire pour les familles les plus vulnérables avant que la détérioration des conditions hivernales n’aggrave la crise humanitaire.
Un haut responsable de l’ONU écarté pour avoir parlé de famine
Ben Davis, un haut responsable de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), a indiqué que son contrat n’avait pas été renouvelé après 26 ans de service, à la suite d’accusations selon lesquelles il aurait enfreint les règles d’impartialité en s’exprimant sur la famine et la situation de sous-alimentation extrême à Gaza.

M. Davis a affirmé qu’un rapport dont il était co-auteur, portant sur la disponibilité alimentaire et le droit international humanitaire, avait été retiré du site web de la FAO sous la pression d’Israël et des États-Unis ; parallèlement, le directeur général de la FAO, Qu Dongyu, a averti le personnel que d’autres employés risquaient d’être licenciés s’ils s’opposaient « aux règles de l’organisation ».
5.600 enfants en attente d’une évacuation urgente à l’étranger
A cela s’ajoute le problème des 5 600 enfants figurent parmi les quelque 22 000 patients à Gaza qui attendent une évacuation médicale urgente à l’étranger, selon le Dr Ahmed Al-Farra du complexe médical Nasser.

Il a déclaré que les retards persistants et la fermeture des points de passage frontaliers empêchent les patients gravement malades et blessés d’accéder à des soins vitaux, et que deux à trois patients meurent chaque jour en attendant leur transfert.
Al-Farra a appelé l’ONU et les organisations internationales à faire pression pour la réouverture immédiate des points de passage et la reprise des évacuations médicales.

CAPJPO-Europalestine


