Le Royal College of Pharmacy, qui organise quelque 34.000 pharmaciens au Royaume-Uni, a annoncé l’annulation immédiate des accords de parrainage et de la participation du laboratoire israélien Teva à son prochain congrès annuel.

L’institution, dont la création remonte à près de deux siècles, a changé de statut en avril dernier, devenant une organisation caritative. Cette modification statutaire l’a amenée à regarder de plus près ses obligations éthiques.
Et ce n’est pas bon pour Teva UK. « Nous avons des préoccupations concernant les activités de Teva », a indiqué le Royal College, tandis que la presse outre-Manche détaille les amendes colossales infligées au groupe israélien dans le monde pour fraude, corruption, entente sur les prix, etc.
On ne sait pas si la sanction affectera aussi le référencement des produits Teva dans le Martindale (l’équivalent britannique du Dictionnaire Vidal), qui est édité par le Royal College.
Cette mesure fait suite à une décision analogue prise la semaine dernière par le Royal College of Nursing.
Celui-ci, qui regroupe les 500.000 infirmiers du pays, a annoncé qu’il mettrait fin à ses relations de longue date avec l’entreprise, notamment au financement d’événements et aux collaborations commerciales, et qu’il s’abstiendrait même d’acheter ses produits.
Les soignants britanniques qui luttent contre le génocide du peuple palestinien demandent maintenant aux autres organisations professionnelles (médecins généralistes, médecins hospitaliers, chirurgiens, psychiatres…) de rejoindre le mouvement, en s’abstenant, elles aussi, d’acheter et/ou prescrire les médicaments commercialisés par Teva.
CAPJPO-Europalestine


