Le Likoud de Netanyahou est arrivé en tête des élections israéliennes de mardi, mais la coalition gouvernementale actuelle recueille moins de sièges, 50 à 52 en tout, que le « bloc » de ses opposants tout aussi génocidaires, qui est crédité de 53 sièges à 55 députés, selon les sondages « sortie des urnes » publiés en début de soirée.
La chambre des députés (la « Knesset ») comptant 120 sièges, il faut avoir le soutien d’au moins 61 parlementaires pour espérer gouverner.
On est donc loin du compte pour chacun des deux «blocs », que ce soit celui de Netanyahou ou celui du militaire entré récemment en politique Gadi Eisenkot.

La « faute » à la minorité palestinienne du pays, qui s’est déplacée massivement mardi, malgré de nombreuses tentatives pour l’empêcher de voter. La Liste Unifiée de trois formations laïques implantées principalement dans la population palestinienne (« Arabe » selon la terminologie officielle), est créditée de 10 sièges, tandis que la liste « Ra’am », d’orientation islamique, en obtiendrait 7. Pour un total de 17 sièges.
La perspective d’une alliance entre des partis sionistes et la Liste Unifiée est totalement exclue, ce qui n’est pas forcément le cas de la liste Ra’am.
Dans le détail, les partis gouvernementaux obtiendraient : Likoud 25 ; Ben Gvir 8, Shas (ultra-orthodoxes orientaux) 6, Smotrich 6, et UTJ (ultra-orthodoxes ashkénazes) 6, selon la moyenne de ces mêmes sondages.
Le Yashar de « l’opposant » Eisenkot (qui a fait partie du gouvernement Netanyahou pour le démarrage du génocide en 2023) est crédité de 21 sièges, Ensemble du politicien d’extrême-droite lui aussi Naftali Bennett 14, Yisrael Beitenou du fasciste Avigdor Lieberman 8, et les « Démocrates » de Yaïr Golan (qui préfère l’expulsion des Palestiniens à leur extermination) 10.
Netanyahou reste pour le moment au gouvernail, et c’est probablement lui, en tant que chef du parti ayant recueilli le plus de voix, qui sera chargé d’essayer de trouver une majorité parlementaire. Mais il ne s’agit pas là d’une obligation légale pour le président (génocidaire) Isaac Herzog, qui peut aussi confier la mission à Eisenkot.
Le génocide du peuple palestinien en cours à Gaza et le nettoyage ethnique en Cisjordanie n’ont occupé pratiquement aucune place dans la campagne électorale. Ce qui en dit long sur l’état de putréfaction de la « seule démocratie du Moyen-Orient ».
CAPJPO-Europalestine


