11 novembre – Le mur actuellement en cours de construction par Israël va amputer la Cisjordanie de 14,5% de son territoire déjà minuscule, selon un rapport des Nations-Unies rendu public mardi. Cette estimation ne vaut que pour la partie dite « occidentale » des murailles d’apartheid en cours de réalisation, et ne tient pas compte des effets du projet de murs dits orientaux, c’est-à-dire construits au milieu même de la Cisjordanie. Ces derniers visent à achever l’encerclement des populations palestiniennes dans moins de la moitié (42%, d’après les calculs d’ONG israéliennes et palestiniennes) de la Cisjordanie.
Le mur qu’Israël est en train de construire perturbera gravement la vie quotidienne de 30% de la population palestinienne de Cisjordanie, et amputera 14,5% de son territoire, selon un rapport de l’ONU.
Seuls 11% des 687 kilomètres prévus suivraient réellement la « Ligne verte » séparant Israël de la Cisjordanie. Le reste s’enfoncera en Cisjordanie même, sur une profondeur pouvant atteindre 22 km.
En vertu du projet actuel de tracé, au moins 274.000 Palestiniens se retrouveraient coincés entre la barrière et l’Etat hébreu, ou totalement encerclés par des barbelés et du béton, souligne le rapport.
« Plus de 400.000 autres, vivant à l’est du mur, devront le franchir pour aller sur leurs terres, à leur travail, faire leurs courses », poursuit ce texte mis en ligne par le Bureau de l’ONU pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA).
C’est donc un total de 680.000 personnes, soit 30% de la population palestinienne totale de Cisjordanie, qui souffrira directement de cette fortification moderne, ajoute le rapport.


