Israël a annoncé jeudi la révocation de l’immunité diplomatique de 8 fonctionnaires de l’ambassade de Norvège, ceux chargés des relations avec les territoires palestiniens occupés de Cisjordanie.
La mesure a plusieurs conséquences pratiques immédiates : l’ambassade norvégienne à Tel-Aviv ne peut plus utiliser son antenne d’al-Ram (Cisjordanie occupée, à côté de Ramallah), qui avait jusqu’ici un rôle important dans l’envoi des aides internationales à l’Autorité Palestinienne. La Norvège dirige en effet une commission de distribution des aides émanant de différents pays.
En cause ?
La reconnaissance récente, par la Norvège, de l’État de Palestine, à l’instar de plus de 140 autres pays dans le monde. L’Espagne et la République d’Irlande sont deux autres pays européens qui ont récemment pris une décision analogue (ce qui n’est pas le cas de la France de Macron le complice).

Mais plus sûrement encore, le détricotage, par les autorités norvégiennes, de ce qui tient lieu d’argument aux dirigeants israéliens pour s’opposer à la délivrance des mandats d’arrêt demandés par le procureur de la Cour Pénale Internationale (CPI) Karim Khan visant le boucher Netanyahou et son acolyte Yoav Gallant, le ministre de la « Défense ».
Alors même que le régime d’apartheid ne reconnaît pas la CPI et a violé sans vergogne depuis 30 ans maintenant les « accords d’Oslo » qui prévoyaient l’avènement d’une Palestine indépendante avant la fin du XXème siècle, Netanyahou et sa bande ont eu le culot d’affirmer que la CPI ne pouvait pas les poursuivre, à raison … des accords d’Oslo !
On rappelle qu’Oslo est la capitale de la Norvège : les accords israélo-palestiniens de 1993-1995 se sont faits sous les auspices de ce pays, qui en est précisément le garant en droit international.
Et la Norvège, après une petite attente, a mouché les génocidaires : « Non, rien ne s’oppose dans les accords d’Oslo à la délivrance par la CPI de mandats d’arrêt contre les dirigeants israéliens », a-t-elle statué. D’où la rage des criminels, et une mesure dont les premières victimes seront, une fois de plus, les Palestiniens.
À quand, maintenant, des sanctions effectives contre les massacreurs du peuple palestinien ?
CAPJPO-EuroPalestine


