L’ETAT D’URGENCE : UNE LOI LIBERTICIDE, D’INSPIRATION COLONIALE
Nous publions ci-dessous le texte intégral de la loi de 1955, que le Conseil des Ministres a mis en œuvre mardi, au motif de « rétablir l’ordre dans les banlieues ».
Ni la presse, ni l’opposition parlementaire officiel (le Parti Socialiste), qui ont peu ou prou repris la communication gouvernementale sur le sujet, n’ont relevé combien cette loi est une loi d’exception, qui permet d’abolir purement et simplement les libertés fondamentales inscrites dans la constitution, pas seulement la liberté de circulation (le « couvre-feu »), mais aussi la liberté d’expression et la liberté de la presse.




