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Des médecins israéliens dénoncent : les services secrets israéliens font chanter les malades qui ont besoin de sortir de Gaza

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Six malades finalement autorisés à sortir de Gaza, après une intense mobilisation internationale initiée par Phycisians for Human Rights (ONG israélienne), mais beaucoup d’autres bloqués, indique PCR qui dénonce le blocus sur Gaza et les méthodes israéliennes, comme celles qui consiste à faire pression sur les malades palestiniens pour qu’ils deviennent des « informateurs ». Communiqué ci-dessous, traduit par Carole Sandrel.
On apprend par ailleurs qu’une délégation espagnole, qui avait pourtant reçu un accord, a été empêchée d’entrer dimanche à Gaza par les autorités islaéliennes. Pas de témoins : on affame et on tue.


« Le 16 octobre l’Etat a est revenu sur sa décision concernant six malades et les a autorisés à sortirde Gaza pour se faire soigner. Deux autres – un homme souffrant d’un ostéosarcome (cancer) et un autre qui souffre de complications graves à la suite d’une blessure par balles aux intestins, attendent toujours une réponse. Un autre cas, une jeune fille de 17 ans atteinte d’un cancer de l’utérus, dont la requête avait déjà été rejetée deux fois, a aussi été autorisée à entrer (à l’hôpital), résultat de la campagne médiatique, mais elle attend toujours son permis.

PHR-Israel note ces succès avec satisfaction mais estime alarmant que les soins urgents, vitaux, n’aient été autorisés qu’après pression internationale et locale. PHR-Israel souligne que si ces quelques cas individuels ont trouvé une solution, la politique israélienne reste échappe largement à l’analyse publique et au débat.

PHR- Israël note une aggravation de la situation. Entre juillet et septembre 2007, l’association a reçu 138 appels de personnes dont les requêtes d’accès aux soins médicaux ont été rejetées par les autorités israéliennes, contre 66 appels entre mars et mai 2007. De ces 138 cas, seuls 52 ont finalement reçu l’autorisation d’y accéder après intervention de justice et publique.

Au moins 5 patients sont morts depuis juin, pendant qu’ils attentaient leurs permis ou après de longs délais.

De plus, faisant suite à la déclaration israélienne, selon laquelle les soins ne seraient autorisés qu’en cas de menace vitale, PHR-Israel a rencontré de plus en plus de difficultés à représenter des patients dont la vie n’était pas en danger.

Résultat : de nombreux jeunes gens blessés aux jambes par balles ont dû subir une amputation en l’absence de soins corrects et des gens qui avaient besoin d’un service d’ophtalmologie introuvable à Gaza ont perdu la vue. Dans tous ces cas, les pétitions adressées à la Haute Cour israélienne de justice n’ont que rarement conduit à un changement favorable.

Coercition et Rétention de Soins médicaux par les Services Secrets

Bien pire, plusieurs patients ayant besoin de soins hors de Gaza et qui ont reçu un permis de sortir, ont été arrêtés et questionnés à la frontière par des membres du GGS (les Services Secrets isréaliens – Shabak). Il a été demandé à ces patients de devenir des informateurs, et s’ils refusaient, on les renvoyait et on leur interdisait les soins médicaux dont ils avaient besoin. Au moins neuf cas de coercition ont été enregistrés depuis juin.

Une longue correspondance avec les Autorités de l’Etat et la description de ces cas par le quotidien « Maariv » n’ont pas permis de changer la politique du GSS ni même de reconnaître l’existence d’ une telle politique.

PHR-Israël réitère ses demandes minimales à l’Etat d’Israël concernant Gaza :

– Que tous les patients ayant besoin de soins non disponibles à Gaza soient autorisés à franchir le passage de Gaza, pour se rendre dans les institutions médicales adaptées, sur la seule base de considérations médicales.

– Que l’Etat d’Israël cesse d’employer des critères médicaux et des procédures de classement dans des buts qui ne sont pas médicaux.

– Que l’état d’Israël renonce immédiatement à ses pratiques délibérées de rétention de soins médicaux dans l’attente d’une collaboration avec ses services secrets. De telles pratiques rentrent dans le cadre de « traitement cruel, inhumain ou dégradant, et autres traitements et punitions dégradants », tel que défini par la convention des Nations Unies contre la torture.

– Que les médecins israéliens et l’Association Médicale Israélienne refusent de participer ou collaborer aux procédures décrites, contraires à l’éthique et qu’ils s’opposent publiquement à de pareilles pratiques.

– Que le gouvernement israélien, qui contrôle toujours les sources alimentaires de Gaza, reconnaisse sa permanente responsabilité dans le bien-être de la population, en tant que Puissance Occupante conformément aux Conventions de Genève.

Pour plus de détails contacter :
Miri Weingarten

miri@phr.org.il +972 3 6873718 ext. 115, +972 546 995199.

(Traduit par Carole SANDREL)

CAPJPO-EuroPalestine

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