Pour la première fois depuis 1967, Israël a décidé le transport d’ordures ménagères au-delà de la ligne verte, et de les déverser en Cisjordanie, rapporte lundi, en exclusivité, le quotidien Haaretz.
Ce projet contrevient au droit international, qui interdit à une puissance d’utiliser les territoires qu’elle occupe à moins que l’entreprise n’apporte un bénéfice à la population locale, constate ironiquement le journaliste de Haaretz David Ratner.
De plus, des experts de l’environnement dénoncent la mise en danger des sources d’eau palestiniennes que va représenter la transformation en décharge du site retenu, une vieille carrière palestinienne proche de la colonie de Kedumim (nord de la Cisjordanie).
L’objectif de la compagnie israélienne Baron Industrial Park, dont l’un des actionnaires principaux est le conseil municipal de la colonie de Kedumim, est de déverser 10.000 tonnes d’ordures ménagères par mois dans cette carrière, avec un bénéfice confortable à la clé.
Il faut savoir, en outre, que la Cisjordanie est aujourd’hui remplie de décharges palestiniennes sauvages, car l’administration israélienne occupante interdit aux Palestiniens de se doter de sites modernes de traitement des ordures. Et bien entendu, relève David Ratner, la décharge de Kedumim ne servira qu’à recevoir des ordures en provenance d’Israël, et pas des villages et villes palestiniens de Cisjordanie !
L’un des premiers à dénoncer ce nouveau crime de l’occupant a été le député du parti Yahad Yossi Sarid, ancien ministre de l’environnement, qui s’interroge sur les conditions dans lesquelles les autorisations ont été données, ou pas, par le gouvernement israélien.
Toujours est-il que le reporter du Haaretz a vu ces derniers jours une noria de camions et bulldozers à l’oeuvre sur le site, pour préparer cette nouvelle forme de colonisation, par implantation d’ordures cette fois.
L’article complet peut être consulté (en anglais) à l’adresse suivante :
http://haaretzdailly.com/hasen/objects/pages/PrintArticleEn.jhtml?itemNo=560414


