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Et pendant ce temps-là dans les prisons israéliennes….

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Pendant que le gouvernement français encourage chaque jour davantage l’occupant israélien dans ses actions criminelles, celui-ci multiplie les rafles dans la population palestinienne, investit et saccage les maisons, arrête un nombre croissant de palestiniens dont de nombreux mineurs, qui subissent un sort atroce dans les prisons israéliennes, sans que la communauté internationale lève le petit doigt. Ci-dessous quelques exemples récents de la situation de ces prisonniers, transmis par le comité des prisonniers Nadi Al Asir al-Filistini.


Ainsi, au cours des trois derniers mois et rien que pour la région de Bethléem, 200 palestiniens, dont 40 mineurs ont été kidnappés et pourrissent actuellement dans les prisons de Atzion, Ofer, et dans les sections des interrogatoires de Ascalan et Moskobiya.

A Tulkarem, le 29 mars dernier, 14 Palestiniens étaient enlevés après que plusieurs maisons eurent été saccagées par l’armée.

Qui parmi nos grands médias a parlé de ces opérations nocturnes, où les soldats et leurs chiens investissent les maisons, jettent les familles dehors pendant des heures, les menacent, les brutalisent, et endommagent les habitations ?

Qui parmi eux s’indigne des conditions de détention des femmes palestiniennes et prend la peine de relayer l’appel au secours lancé derrière les barreaux par Qahira Saadi, le 21 mars dernier ?

Dans un entretien au quotidien al-Quds, elle raconte la répression, l’insalubrité, l’humiliation quotidiennes, dans des cellules sales, surpeuplées, glaciales en hiver et torrides en été, closes pour empêcher tout rayon de soleil. « Les matelas sont sales, les couvertures rares. Les bains sont tellement vieux qu’ils dégagent des odeurs de moisi, ce sont les lieux de transmission des maladies. Nous vivons au milieu des bestioles, les cafards, les rats. La direction ne fait aucun effort pour nous en débarrasser. »

Elle explique comment la direction de la prison provoque constamment les prisonnières, en multipliant les fouilles corporelles, les amendes, les privations de visites, les mesures d’isolement. Il est ainsi interdit aux prisonnières de former des groupes dans la cour de récréation, même pour des activités sportives. La prière collective est interdite, même celle du vendredi. Lors des rares visites autorisées, une vitre sépare les mères de leurs enfants.

La nourriture est excécrable et insuffisante. La direction de la prison la fait sadiquement préparer par des prisonnières juives de droit commun qui s’amusent à y ajouter des cafards et des ingrédients moisis.
Et en cas de maladie, ni médecin, ni traitement. Plusieurs prisonnières doivent être opérées, leur état est critique, mais rien n’est fait.

Au nom des prisonnières, Qahira Saadi lance un appel aux institutions internationales, humanitaires, leur demandant d’agir et de mettre fin à la détention des 120 prisonnières palestiniennes, privées de leurs enfants, de leurs familles, dont des mineures et des malades.

La situation des prisonniers n’est guère meilleure et les exemples de malades non soignés sont de plus en plus en plus nombreux dans plusieurs prisons, dont celle de Gilboa.

Dans la prison du Négev, la direction a décidé ce dimanche matin le transfert de 240 prisonniers palestiniens vers les prisons centrales. Des unités spéciales de répression, équipées de trombes d’eau et de véhicules blindés ont fait sortir les 240 prisonniers des sections B1 et B2 pour les mettre dans des cars. Elles ont d’abord encerclé le camp, coupé toute commnunication entre les sections, ont aspergé les prisonniers de gaz lacrymogènes après que les détenus se soient mobilisés pour empêcher les prisonniers de s’en aller. Les détenus ont alors protégé les malades d’entre eux pour les éloigner des gaz. Les forces de la répression se sont alors jetées sur les prisonniers pour les brutaliser et les frapper, à coups de matraque, menaçant de mettre le feu à leurs tentes.
Les 2200 prisonniers du Naqab ont commencé à riposter contre la direction des prisons, en renvoyant leurs plateaux des déjeuner et dîner, et en refusant de sortir les poubelles.

Informations transmises par le Centre d’Information sur la Résistance en Palestine

Publié par CAPJPO-EuroPalestine

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