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*1958 : les « bons » Arabes de l’État d’Israël

En 1958, quand la monarchie jordanienne est menacée par un soulèvement populaire, les dirigeants israéliens montrent de quel côté ils se trouvent.


Les bouleversements qui traversent le monde arabe au cours de l’année 1958 n’inquiètent pas particulièrement les dirigeants israéliens, pour ce qui concerne la sécurité de leur propre pays.

La remise en cause du régime pro-occidental de Camille Chamoun au Liban au printemps, puis la révolution en Irak en juillet qui renverse la monarchie inféodée aux compagnies pétrolières européennes, menaçant de s’étendre au royaume de Hussein de Jordanie, sont en revanche une source de préoccupation majeure pour la Grande-Bretagne et les Etats-Unis.

Le gouvernement israélien décide donc, dans ce contexte, de montrer aux grandes puissances qu’il est leur allié le plus sûr, sinon le seul dans la région, pour défendre leurs intérêts.

Lorsque le trône de Hussein vacille, au mois de juillet, et que le roi concentre ses forces autour de son palais à Amman pour contrer une insurrection populaire, le chef de l’armée israélienne Chaïm Laskov suggère d’en profiter pour attaquer la Cisjordanie dégarnie en troupes jordaniennes. Pas maintenant, lui répond le Premier ministre David Ben Gourion, dans la mesure où la Grande-Bretagne et les Etats-Unis soutiennent la monarchie. En conséquence, Israël manifeste sa bonne volonté occidentale en autorisant le survol de son espace aérien par des transports de troupes britanniques, qui se portent au secours du roi Hussein. Israël et la Jordanie sont pourtant toujours théoriquement en situation de belligérance !

Il faudra une autre situation, la guerre de 1967 lancée avec l’autorisation préalable de Washington, pour qu’Israël s’empare de Jérusalem-Est et de la Cisjordanie.

par CAPJPO-EuroPalestine


ENGLISH TEXT———————————-

1958

Israel comes to the aid of the Arab monarchies

The upheavals taking place all across the Arab world during the year of 1958 did not particularly bother the Israeli leaders, as far as their own country’s safety was concerned.

On the other hand, the pro-West regime of Camille Chamoun in Lebanon was being called into question that Spring. Shortly afterwards, in July, this was followed by the revolution in Iraq overthrowing a monarchy wedded to the European oil companies, which threatened to have a domino effect on Hussein of Jordan. These events were the source of major concern to Great Britain and the U.S.

The Israeli government therefore decided that this was the right moment to show the major powers that, for the defence of their interests, Israel was their most dependable ally, if not their only ally, in the region.

In July, while Hussein’s throne was faltering and the king was amassing his troops around his palace in Amman in order to put down the popular uprising, the Israeli army chief Chaim Laskov suggested taking advantage of the situation by attacking the West Bank, denuded of Jordanian troops. Not now, replied the Prime Minister, David Ben Gurion, in view of the support towards the monarchy displayed by Great Britain and the U.S. Therefore, Israel showed its goodwill towards the West by authorizing the British to overfly Israel’s airspace when transporting British troops to come to Hussein’s aid. Israel and Jordan were, however, still theoretically in a state of war !

It was to be a later event, the 1967 war launched with the agreement of Washington, which enabled Israel to take over East Jerusalem and the West Bank.

* « Israel : 60 years of smokescreens – 22 000 days of Palestinian resistance »

by CAPJPO-EuroPalestine