L’IEP (Institut d’Etudes Politiques) de Lyon a fermé ses portes hier vendredi, avant la tenue d’un colloque sur l’apartheid en Afrique du Sud et en Israël, en raison de « menaces reçues », a indiqué sans plus de précisions son directeur. Mais qui dans ce pays peut bien exercer des menaces de la sorte sans que les services de police, munis de tous les gadgets dont ils disposent, fassent leur travail pour identifier ces délinquants ?
Le colloque s’est donc tenu dans la cour de L’université Lyon 2, juste en face, avec plus d’une centaine de participants qui ont discuté deux heures sur place.
Il faut effectivement protéger les étudiants et notamment ceux qui font des études de sciences politiques comme à l’IEP de Lyon, de toute contagion.
Israël, c’est bien, c’est beau, c’est démocratique, et aucune ségrégation n’y existe.
Le Mur ? juste une « barrière », quelques barbelés et miradors, qui ont l’avantage non seulement de piquer 9% des terres de la Cisjordanie, mais aussi d’empêcher les Israéliens qui seraient un peu curieux d’aller voir ce qui se passe de l’autre côté.
Les lois ne donnant pas les mêmes droits aux citoyens israéliens selon qu’ils sont juifs ou pas, leur interdisant d’habiter dans certains endroits et d’occuper certaines fonctions ? Le travail réservé aux Juifs ? Et alors, il faut bien faire la distinction entre le peuple élu et les autres. Cela n’a rien à voir avec l’apartheid !
C’est vrai que le mot apartheid n’est pas vraiment adéquat en ce qui concerne Israël.
Ronnie Kasrils, ex ministre sud-africain, militant de l’ANC, en visite en Palestine, ne disait-il pas : « L’Afrique du Sud du temps de l’apartheid était un pique-nique dominical, en comparaison de ce que vivent les Palestiniens. »
Et de rappeler que dans les heures les plus « noires », le régime de Pretoria a toujours pu compter sur un allié indéfectible : Israël ! Pendant la ségrégation et la répression, les relations militaires, économiques (sous la houlette de la Histadrout, syndicat « travailliste » israélien et des kibboutz, tellement « progressistes »)… une collaboration sans faille s’est poursuivie entre les deux pays dans les années 1970 et 1980. Des armes israéliennes étaient fabriquées sous licence en Afrique du Sud. L’attaché militaire israélien à Pretoria était membre de l’Etat Major Général sud-africain. Et c’est Israël qui a aidé l’Afrique du Sud de l’Apartheid à se doter de la bombe atomique. Cette collaboration ne souleva pas de critiques dans la communauté juive, en dehors des quelques opposants juifs sud-africains engagés dans l’ANC, et ostracisés par le reste de leur communauté. Israël, un Etat d’apartheid ? Vous ne seriez pas un peu antisémite, par hasard ? CAPJPO-EuroPalestine « Aucun bantoustan, soulignait-il, n’a jamais été bombardé par des avions, pulvérisé par des chars. Au contraire, le gouvernement de Pretoria a même autorisé les bantoustans à posséder des lignes aériennes pour les faire reconnaître par la communauté internationale ».


