Israël, une démocratie exemplaire, essaient de faire croire certains….

Le dernier cas de détention de militants palestiniens par les autorités israéliennes pour activité sur les réseaux sociaux concerne un homme de Lod, placé en résidence surveillée et privé de matériel informatique. Et ce, pour s’être opposé ouvertement au recrutement d’arabes chrétiens sur sa page facebook.
La police israélienne a placé cet homme de Lod, Ghassan Munaïr, 44 ans et citoyen israélien d’origine palestinienne, en résidence surveillée la semaine dernière, pour avoir posté sur Facebook une dénonciation des tentatives d’Israël d’enrôler les Chrétiens arabes dans l’armée israélienne.
Selon Adalah, le Centre juridique pour les Droits de la minorité arabe en Israël, Munaïr a été convoqué au poste de police où il a été interrogé pour un statut Facebook repéré par la police. Celui-ci était illustré d’un portrait d’un père de l’Orthodoxie grecque, Gabriel Nadaf, l’un des chefs religieux de la population chrétienne en Israël, et promoteur de l’enrôlement des Chrétiens dans l’armée israélienne, aux côtés du Ministre des Finances, Yair Lapid. La photo comportait la légende suivante :
« Par amour de la liberté d’expression et de la transparence. Les noms et visages, honorables, sur cette photo sont ceux-là même qui veulent faire appel à vos fils contre votre peuple. Souvenez-vous en. »
Durant l’interrogatoire, qui a principalement porté sur les positions idéologiques de Munair quant à cet enrôlement des arabes chrétiens, il a été déclaré à Munaïr qu’il était arrêté en vertu de la nature menaçante de son message. La police lui a dit qu’il pouvait être libéré en résidence surveillée, à la condition de laisser à celle-ci son Ipad, son ordinateur et son smartphone.
Adalah a déposé un recours contre les conditions de libération de Munaïr, au tribunal de Nazareth. Son avocat, Fady Khoury, souligne que la décision de retenir Munaïr ainsi que les conditions de libération requises sont illégales. Khoury a en outre souligné que le statut de Munaïr ne comportait aucune menace et n’était que l’expression d’une opinion.
La détention de Munaïr est la dernière en date dans ce qui semble être une campagne de répression à égard des Palestiniens israéliens exprimant leur désaccord sur Internet.
En février, un palestinien de Jérusalem-Est sous occupation avait été convoqué par la police pour avoir décrit le maire de la ville, Nir Barkat, comme étant le « maire de l’occupation. »
Fin 2013, Razi Nabulsi, citoyen palestinien d’Israël, a été arrêté pour des statuts s’opposant à l’occupation et aux lois racistes de l’Etat d’Israël affectant les citoyens arabes. Son crime ? La rédaction d’un statut Facebook disant : « un jour, le cauchemar sera terminé. »
Quelques semaines plus tard, la police israélienne s’en prenait à vingt-cinq activistes des réseaux sociaux à Jérusalem-Est.
http://972mag.com/palestinian-activist-given-house-arrest-for-a-facebook-status/90226/
(Traduit par Claire Rasta)
CAPJPO-EuroPalestine


