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Malgré son autorisation de passage, Israel arrête l’accompagnateur d’une malade de cancer à Gaza

Malgré son autorisation de passage, Israel arrête l'accompagnateur d'une malade de cancer à Gaza

Le Centre Al-Mezan pour les droits de l’homme alerte sur le cas de Mohammed Refaie, 35 ans, arrêté lundi à la frontière d’Erez, alors qu’il avait été autorisé à accompagner son épouse atteinte de cancer se faire soigner à l’hôpital al-Makassed de Jérusalem.

« Les autorités israéliennes continuent à se servir des malades gazaouis pour piéger et kidnapper des Palestiniens, dans un état de grande vulnérabilité », indique cette organisation.

Sa femme Walaa, 32 ans, ne peut pas être traitée à Gaza, en raison du blocus imposé par Israel, qui prive les malades de chimiothérapie et de radiothérapie.

Dans de rares cas dits « humanitaires », Israël finit par donner un permis de sortie à ce type de malades — en général une fois que leur cancer est très avancé, parce qu’ils ont du réitérer leur demande de nombreuses fois. Et ils ont droit à un accompagnateur de la proche famille, avec des conditions draconiennes, et souvent des pressions pour qu’ils acceptent de devenir des « informateurs ».

Walaa Refaie s’est donc retrouvée seule à l’hôpital, et a appris un peu plus tard que son mari était détenu dans la prison israélienne d’Ashkelon, pour des raisons que tout le monde ignore.

« Double torture pour ce couple, mais qui n’est pas rare », souligne le centre Al-Mezan, qui fait appel une fois de plus à la communauté internationale pour qu’elle oblige Israel à assurer la liberté de mouvement des personnes et des produits, et que cet Etat respecte le droit à la santé et à la sécurité pour les malades palestiniens.

Et on voudrait nous empêcher d’appeler au boycott de la firme pharmaceutique israélienne TEVA qui n’a jamais élevé la moindre protestation contre la privation, depuis près de 14 ans, de médicaments par Israel de la population gazaouie ?

On peut toujours nous faire tous les procès qu’on veut*, mais tant que nos dirigeants n’interviennent pas pour mettre un terme à ce camp de concentration qu’est Gaza, et n’imposeront pas à leur ami et allié la fin d’un siège inhumain et illégal, nous continuerons à boycotter tout ce qui est exporté par Israël. C’est notre droit et notre devoir !

*TEVA et des officines israéliennes ont engagé des poursuites contre notre association, CAPJPO-EuroPalestine, et un procès est annoncé à Lyon pour le 16 mars prochain.

Source : http://www.mezan.org/en/post/23905

CAPJPO-EuroPalestine