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Une libération anticipée promise à des détenus égyptiens en échange de faux témoignages sur leurs conditions de détention

Le dictateur Sissi a besoin de se refaire une virginité, pour complaire aux gouvernements occidentaux comme la France, qui trouvent un peu trop voyantes ses violations des droits humains. Du coup il vient de promettre une libération anticipée à certains prisonniers qui accepteraient de participer à une conférence de presse avec lui en octobre, pour affirmer qu’ils ont été « bien traités » en prison, révèle le journal Mada Masr.

Une libération anticipée  promise à des détenus égyptiens en échange de faux témoignages sur leurs conditions de détention
Remise de la Légion d’Honneur à Sissi par Macron en décembre 2020

 Selon ce journal, trois avocats représentant des détenus des prisons de Tora, Minya et Wadi al-Natroun ont été informés par leurs clients que des responsables de l’Agence de sécurité nationale égyptienne avaient contacté des centaines de prisonniers, leur offrant une libération anticipée s’ils acceptaient de parler en bien des conditions d’incarcération lors de la conférence qui doit se tenir le mois prochain dans la prison de Tora, rapporte Middle East Eye.                                                   

Une source gouvernementale a également indiqué à Mada Masr qu’il fallait s’attendre à un certain nombre d’amnisties autour du 18 octobre, à l’occasion de l’anniversaire du prophète Mohammed…

La semaine dernière, le Maréchal Sissi a nié que le pays recelait le moindre prisonnier politique, ajoutant : « Il n’y a aucune forme de violation des droits de l’homme en Égypte. » . Il a également annoncé  qu’il était sur le point de lancer une prison « à l’américaine » qui serait suivie par « sept ou huit » projets similaires à travers le pays. (Peut-être pensait-il à Guantanamo ? NDLR)

Ce nouveau projet porterait le nombre de prisons en Égypte à 79. Plus d’un tiers d’entre elles – 27 au total – ont été construites sous Sissi, qui a accédé à la présidence en 2014, un an après un coup d’État militaire qui a renversé son prédécesseur démocratiquement élu Mohamed Morsi. Et les condition de détention y sont généralement épouvantables.

Les associations de défense des droits de l’homme accusent son gouvernement d’enfermer environ 60 000 et opposants politiques. Un communiqué du Conseil des droits de l’homme de l’ONU a dénoncé en mars dernier la répression de la dissidence en Égypte.

Douze hommes sont d’ailleurs menacés d’une exécution imminente après avoir été condamnés à la peine de mort lors d’un procès qui a regroupé 739 personnes, dont des enfants, accusés d’avoir participé à une manifestation pacifique en 2013, souligne Jeed Basyouni, responsable de la lutte contre la peine de mort pour l’association Reprieve au Moyen-Orient et en Afrique du Nord.

« En 2021, 152 Egyptiens ont été exécutés et au moins 66 en 2021, dont 17 pendant le mois sacré de Ramadan », indique cette association qui appelle à signer la pétition ci-dessous :

Pétition : http://Pétition :https://secure.reprieve.org/page/86859/petition/1?ea.tracking.id=email&ea.url.id=5417076&forwarded=true

Source : Middle East Eye et Reprieve

CAPJPO-EuroPalestine

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