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Contre la normalisation de l’apartheid, appel au boycott d’événements organisés par l’Institut du Monde Arabe

L’Institut du Monde Arabe (IMA) a-t-il rejoint le train de normalisation ? La Campagne Palestinienne pour le Boycott Académique et Culturel d’Israël (PACBI) appelle à déjouer les tentatives de normalisation et à se retirer du festival « Arabofolies » organisé par l’Institut du Monde Arabe à Paris, avec la participation d’un groupe israélien.

« Si la normalisation devient une norme dans les activités de l’institut, ou si l’institut conclut des accords avec l’État occupant ou avec ses institutions qui sont complices de ses crimes contre les peuples palestinien et arabe, l’institut peut faire l’objet d’un boycott . »

Contre la normalisation de l’apartheid, appel au boycott d'événements organisés par  l’Institut du Monde Arabe

PACBI rappelle que « la participation à des activités visant, directement ou indirectement, à rapprocher Arabes et Israéliens (qui ne reconnaissent pas les droits fondamentaux du peuple palestinien en vertu du droit international), y compris les activités qui revendiquent la « neutralité » à des fins politiques « ou l’art pour l’art, sans condamner l’occupation et la persécution et sans travailler pour y mettre fin, est une violation de ses normes. »

La campagne a également souligné qu’elle n’appelait pas au boycott de l’IMA, mais elle dénonce la position du directeur de l’institut, qui « célèbre la trahison du régime marocain de la cause palestinienne », et y voit un « possible signe que l’institut a commencé à adopter une démarche de normalisation ».

PACBI estime qu’il faut « élever les niveaux de prudence et enquêter méticuleusement sur les participants à tout festival international et les entités parrainantes, pour éviter de tomber dans la normalisation ».

Dans ce contexte, le comédien palestinien Alaa Abu Diab a annoncé son intention de boycotter le festival en réponse à l’appel de la campagne. Il a décidé de se retirer de l’émission « Stand Up Comedy » qui devait se tenir à l’Institut du monde arabe le 18 décembre prochain. Trois autres artistes palestiniens en ont fait autant : Suhad Khatib, Jumana Manna and Hadeel Alsafadi.

Par ailleurs, le Collectif Palestine Vaincra dénonce la tenue, du 24 novembre au 13 mars à Paris, à l’Institut du Monde Arabe de l’exposition « Juifs d’Orient » aux côtés de l’American Sephardi Federation dont un des objectifs est le soutien à l’État d’Israël comme le souligne son site internet.

Denis Charbit, professeur de science politique à l’Open University d’Israël, et membre du comité d’organisation de cette exposition, révèle dans un entretien que « le musée d’Israël et l’Institut Ben Zvi de Jérusalem ont prêté une vingtaine, une trentaine d’œuvre, de pièces qu’ils avaient dans leur collection. Et de ce point de vue là, je dirais que cette exposition est certainement le premier fruit des accords d’Abraham, c’est-à-dire qu’on commence par la normalisation. »

« Les objectifs politiques sont donc affichés sans détours : normaliser l’occupation israélienne », conclut le Collectif dans un article sur son site https://palestinevaincra.com/2021/12/contre-la-normalisation-de-lapartheid-un-ecrivain-palestinien-boycotte-une-exposition-de-linstitut-du-monde-arabe/.

CAPJPO-EuroPalestine