A Hébron, en Cisjordanie occupée : répression par l’armée israélienne d’une manifestation commémorant les victimes palestiniennes d’un attentat kamikaze perpétré en 1994 par un colon juif de la ville, Baruch Goldstein, qui a assassiné 29 Palestiniens en prière dans la Mosquée Ibrahim, et en a blessé 150 autres.
Les manifestants crient « Free Free Palestine » et « A bas l’occupation », alors que l’armée d’occupation les réprime violemment au barrage installé juste avant l’entrée de la mosquée Ibrahim.
Le 25 février 1994, Baruch Goldstein, de la colonie illégale de Kiryat Arba, tirait avec un fusil automatique fourni par l’armée sur des centaines de fidèles lors la prière de l’aube à la mosquée Ibrahim, un jour de Ramadan.
Après plusieurs minutes de tirs, 29 personnes ont été tuées et 150 autres blessées avant que les gens ne parviennent à vaincre le meurtrier. Comme si cela ne suffisait pas, les soldats israéliens ont tué le même jour 21 autres Palestiniens qui étaient descendus dans les rues des territoires occupés pour protester contre le massacre d’Hébron.

Au lieu de prendre des mesures contre les colons extrémistes à Hébron, en les expulsant de la ville, Ytzhak Rabin, le premier ministre de l’époque a puni les victimes. La mosquée a été fermée pendant six mois. Et lorsqu’elle a été réouverte, elle a été divisée en deux parties, l’une étant attribuée aux Juifs et transformée en synagogue, alors que pendant des siècles, elle était un lieu de culte musulman.
Dans le même temps, les Palestiniens habitant le coeur d’Hébron, où les colons avaient établi des bases illégales, ont été limités dans leurs déplacements et les magasins ont été contraints de fermer. Des rues entières sont devenues inaccessibles aux Palestiniens, alors que les colons ont été autorisés à les parcourir librement et sous la protection de l’armée.
Cette situation perdure jusqu’à aujourd’hui, et elle s’est même aggravée.




CAPJPO-EuroPalestine