Poethis, le conseil d’éthique de l’Université Paris-Saclay, a voté à l’unanimité en faveur du boycott des institutions universitaires israéliennes, en raison du silence, et plus encore de l’appui apporté par ces dernières au génocide du peuple palestinien.`

Les auteurs du rapport observent que les universités israéliennes ont « joué un rôle actif dans le développement de systèmes d’armement et de doctrines militaires, juridiques et diplomatiques pour justifier la colonisation et l’annexion illégale des terres occupées, pour rationaliser le nettoyage ethnique et les exécutions extrajudiciaires des Palestiniens autochtones, enfin pour développer des outils informatiques pour l’armement, les cyberattaques, la surveillance, le renseignement, la propagande ».
La gangrène qui pourrit la société israélienne n’épargne pas ses universités, tant s’en faut. Par exemple, Ariel Porat, professeur de droit et président de l’Université de Tel Aviv, n’a pas hésité à reprendre l’appel génocidaire de Netanyahou lorsqu’en octobre 2023 celui-ci a assimilé les Palestiniens à « Amalek », ce chef d’une tribu dont la Bible préconise l’extermination totale : hommes, femmes, enfants, vieillards, bébés au sein de leur mère !
De nombreux soldats, universitaires ou pas, ont d’ailleurs immédiatement compris l’appel de Netanyahou et autres Porat, faisant d’Amalek le nom de code du génocide en cours.
Poethis avait été invité à se prononcer à l’invitation de la Présidence del l’Université elle-même, et on attend bien que cela se traduise maintenant dans les faits.
L’une des collaborations les plus visibles de Paris-Saclay est celle qu’elle entretient avec le Technion israélien, établissement impliqué jusqu’au cou dans le complexe militaro-industriel des génocidaires.
Principalement orienté vers les mathématiques, la physique, ou encore la médecine et la pharmacie, Paris-Saclay est une méga-université, comptant près de 50.000 étudiants (80.000 avec les établissements associés) et 9.000 enseignants-chercheurs.
C’est l’une des plus connues au niveau mondial, notamment depuis qu’elle a décroché en 2023 la première place au classement Shanghaï des universités de la planète, qui fait référence en la matière.
Rappelons enfin qu’il y a quand même dans les universités israéliennes un (tout) petit nombre d’enseignants et chercheurs opposés au génocide. Il n’est évidemment pas question de boycotter cette frange de femmes et d’hommes courageux, mais au contraire de les soutenir, ils en ont bien besoin.

CAPJPO-EuroPalestine


