Des policiers israéliens en nombre ont agressé le procureur palestinien citoyen d’Israël Faisal Naama lors d’une perquisition à son domicile, menée suite à une plainte pour « tapage nocturne », rapporte le quotidien israélien Haaretz.
Les forces de l’ordre ont pris d’assaut la maison et, durant la perquisition, l’avocat a été victime d’une violente agression physique qui a nécessité son hospitalisation et de multiples interventions chirurgicales en raison de graves blessures et de défigurations (nez cassé, lésions oculaires, atteinte rénale…)

Lors d’une audience au tribunal, M. Naama a déclaré : « Ils m’ont piétiné la tête, m’ont donné des coups de pied, ont prétendu que je résistais à mon arrestation et m’ont insulté. Pendant tout le trajet, ils ont continué à me frapper et m’ont traité comme un criminel. »
Comme quoi, même lorsqu’on cherche à être un fidèle serviteur de l’État d’Israël, il ne fait jamais bon d’être un Arabe au pays de l’apartheid.
La culpabilité des flics a fini par être établie grâce aux images de la caméra-piéton de l’un des soudards, indique le quotidien Haaretz. Mais dans un premier temps, les victimes (Naama et deux de ses amis, médecin et infirmier à l’hôpital Soroka de Bersheva) sont restés trois jours en garde à vue où ils ont subi de mauvais traitements supplémentaires.
Dimanche, alors que le parquet de Bersheva est venu, fait rarissime, au secours de son collègue, les trois étaient encore soumis à une mesure d’arrêts domiciliaires, un juge ayant estimé contre toute évidence que la version des policiers -qui prétendent avoir agi en état de légitime défense- restait malgré tout crédible.
CAPJPO-Europalestine


