Fidèle à ses déclarations à l’emporte-pièce, le clown de la Maison-Blanche chef de l’hyperpuissance états-unienne, a annoncé jeudi soir un accord pour la bande de Gaza, où le génocide du peuple palestinien se poursuit jour après jour.
L’accord de cessez-le-feu signé par le Hamas et Israël en octobre 2025 prévoyait la restitution, par l’organisation palestinienne et ses alliés, de la totalité des captifs, morts ou vivants, qu’ils détenaient encore.
Le Hamas a rapidement satisfait à ses obligations, mais Israël à aucune des siennes.

Mais l’armée génocidaire n’a pas reculé ses positions d’un centimètre à l’intérieur du territoire martyr, comme elle devait pourtant e faire. Elle a au contraire étendu son emprise terrestre, concentrant 2 millions d’hommes, de femmes et d’enfants privés de tout dans moins d’un tiers (à peine 100 kilomètres carrés, dos à la mer) de ce minuscule territoire.
Jour après jour depuis octobre 2025, les tirs de « Tsahal » se sont acharnés sur la population, faisant au moins 1.200 morts directes, auxquelles il faut ajouter un nombre indéterminé de décès indirects (malades et blessés impossibles à soigner sur place, malnutrition, etc.).
Le tout, sans aucune riposte militaire de la résistance, sinon contre les bandes de gangsters locaux montées par Israël pour aggraver le chaos dans le territoire martyr.
Alors, que dire de l’annonce trumpienne au regard des déclarations ou du silence des uns et des autres ?
Trump affirme que le Hamas a accepté de rendre « toutes ses armes », et que cela ouvre la porte à un « retrait » israélien ultérieur.
Le Hamas, officieusement, a fait savoir qu’il était d’accord pour confier la garde de ses armes lourdes au « Comité national d’administration de la bande de Gaza », une structure censément formée de technocrates palestiniens prévue par le « Conseil de la Paix » de Trump, mais dont Israël interdit tout déploiement à l’intérieur de la bande de Gaza !
La concession annoncée par le Hamas est bien sûr assortie de conditions de réciprocité : le respect, par Israël, des engagements d’octobre 2025, à savoir a minima l’arrêt des tueries, le recul des forces terrestres a minima dans une zone ne couvrant « que » 53% du territoire (la « ligne jaune » telle que définie en octobre 2025), l’entrée effective de l’aide humanitaire, et la libération d’un nombre substantiel d’otages palestiniens faits par Israël et soumis à tortures et autres traitements inhumains depuis des mois et des années.
Netanyahou et ses tueurs n’avaient pour leur part fait aucun commentaire officiel vendredi à la mi-journée.
Le génocide continue. La complicité de notre gouvernement, qui autorise le survol de l’espace aérien français par l’avion du criminel de guerre Netanyahou visé par un mandat d’arrêt international, reste entière.

CAPJPO-Europalestine


