Mardi, les journalistes de Gaza ont rendu hommage à leurs 5 collègues tués par Israël il y a un an à l’hopital Nasser, à Khan Younès (dans le sud de la bande de Gaza), qui a coûté la vie à une vingtaine de Palestiniens — dont cinq journalistes — lors de deux attaques successives visant le même site.
La première attaque a visé l’escalier extérieur du service des urgences du complexe médical Nasser, où Hussam Al Masri, photographe pour Reuters, travaillait avec une caméra de diffusion en direct ; il a été tué dans l’attaque et sa caméra a été détruite. Environ huit minutes plus tard, alors que des journalistes, des ambulanciers, des secouristes et des civils s’étaient rassemblés sur les lieux pour porter secours aux blessés et documenter la situation, le site a été visé une nouvelle fois, tuant les journalistes Mariam Abu Dagga, Mohammed Salama, Moaz Abu Taha et Ahmed Abu Aziz.

Le photographe de Reuters Hatem Omar, seul survivant, se joint aux journalistes de Gaza pour commémorer les victimes, et a déploré l’absence de mesures concrètes au-delà des simples condamnations, malgré les plaintes répétées auprès d’organisations internationales et journalistiques.
Les journalistes palestiniens exigent la réouverture de l’enquête, la manifestation de la vérité et la traduction en justice des responsables, tout en continuant de risquer leur vie pour documenter le génocide perpétré par Israël à Gaza.
CAPJPO-Europalestine


