Un ancien officier de réserve de l’armée de l’air israélienne et opérateur de drone a avoué, dans un témoignage publié par le journal israélien Haaretz, une pratique systématique de tueries de masse visant des civils palestiniens durant le génocide à Gaza.
Il décrit une armée agissant sans règles, sans retenue et sans aucune crainte d’avoir à rendre des comptes.

Parmi les plus accablants de ses aveux :
L’opérateur, qui commandait une cellule de frappe par drone rattachée à des brigades terrestres à l’intérieur de Gaza avant de quitter l’armée en 2026, a déclaré avoir personnellement tué au moins 54 Palestiniens avant même le 7 octobre 2023, dont des civils non armés.
Concernant le génocide qui a suivi, il a décrit un effondrement total de toute limite quant au meurtre de Palestiniens, les soldats étant encouragés à tuer librement. Il a raconté comment les commandants israéliens considéraient l’ensemble de la population de Gaza comme une proie légitime. Selon la culture interne qu’il a connue, le message était que « vous avez deux millions de cibles » à Gaza, chaque homme, femme et enfant étant traité comme une cible potentielle à abattre.
L’opérateur a livré un récit poignant du meurtre de secouristes à Tel al-Sultan, à Rafah, en mars 2025. Il a expliqué que les véhicules de secours étaient parfaitement identifiables — « on voyait clairement qu’il s’agissait de véhicules de secours, même au moment où le feu a été ouvert sur eux » — et que les forces au sol ont foncé sur le convoi et ouvert le feu « sans raison apparente ». Des ambulances dûment signalées ont été prises pour cible, et les secouristes ont été traqués alors qu’ils tentaient de s’abriter derrière leurs véhicules.
Par la suite, a-t-il raconté, les forces israéliennes ont enterré les corps des secouristes tués sur place, ont écrasé les ambulances avec des bulldozers et les ont recouvertes de terre pour dissimuler le crime.
Il a également décrit avoir vu des milices soutenues par Israël commettre des atrocités à Gaza, tandis que les forces israéliennes observaient la scène depuis les airs sans rien faire pour les arrêter. « Ils incendient des rangées de maisons et nous les regardons d’en haut », a-t-il dit. « Incendies criminels, pillages, tirs. »
Ce récit corrobore des informations antérieures selon lesquelles l’armée d’occupation israélienne a laissé des bandes criminelles et des collaborateurs armés opérer à Gaza, écrit le quotidien israélien.

CAPJPO-Europalestine


