Après un rassemblement de soutien devant le tribunal, le député LFI comparaissait ce jeudi devant la 17ème chambre correctionnelle (chambre spécialisée dans le droit de la presse) au tribunal de Paris, étant accusé de diffamation par un soldat franco-israélien, lequel a brillé par son absence.


Thomas Portes n’a pas nié qu’il accuse effectivement l’armée israélienne de crimes de guerre, voire de crimes contre l’humanité à Gaza, et il a estimé que l’on est même confronté à un génocide. C’est pourquoi il a réitéré ses accusations contre le gouvernement français qui se refuse à enquêter sur les milliers de Franco-israéliens qui sont allés rejoindre cette armée d’occupation, malgré ses requêtes répétées en tant que député.
L’avocate du soldat franco-israélien n’a pu nier de son côté que son client s’était lui-même mis en scène sur un plateau TV en tant que soldat. Et ses commentaires, 3 mois après le début du génocide, sur la vie qui reprenait tranquillement en Israël, alors que tout était rasé à Gaza, les hôpitaux détruits, les soignants exécutés ou kidnappés, et les enfants de Gaza considérés comme des terroristes dans le ventre leurs mère, en ont choqué plus d’un.
Comme l’avocate de la partie civile contestait la notion de crimes de guerre, Raphaëlle Maison, professeur de droit international à l’université, témoin de la défense, est venue appuyer la description faite par Thomas Portes, en apportant tous les éléments prouvant que crimes de guerre et crimes contre l’humanité étaient des termes incontestables.
La procureure n’a pas souhaité requérir de condamnation, ce qui est assez rare pour être relevé, et le jugement sera rendu le 26 novembre prochain.





CAPJPO-Europalestine


