Le Royaume-Uni a accepté jeudi sans broncher la fermeture de son consulat-général à Jérusalem, ordonnée par le régime génocidaire israélien.

En pratique, 20 des 27 diplomates de « Sa Gracieuse Majesté » ont quitté cet établissement de Jérusalem-Est en charge des territoires palestiniens occupés. Les 7 restant travailleront sous l’intitulé de « Mission du Royaume-Uni », sans que l’on sache même si ces derniers conserveront leur statut diplomatique.
Les menaces de riposte de la part de Londres, qui avait envisagé ’expulsion de 27 diplomates de l’ambassade d’Israël en cas de fermeture de son propre consulat, ne sont plus d’actualité.
Le ministre britannique des Affaires étrangères Ed Miliband a piteusement tenté d’expliquer ce renoncement par sa volonté… de ne pas perturber les élections israéliennes du 27 octobre prochain !
La fermeture du consulat décidée par Israël est une mesure de représailles après l’annonce, par Londres, d’une éventuelle interdiction portant sur l’importation des produits coloniaux et de services impliqués dans le financement de la colonisation des territoires palestiniens. lMais au vu de sa capitulation en rase campagne sur la question du consulat, on a tout lieu de penser que le gouvernement britannique n’a pas l’intention non plus de joindre le geste à la parole. Il revient donc à la société civile, à travers la campagne BDS, d’imposer, sur le terrain, le boycott de tout ce qui est « made in Israel ».
Et la France ?
Le gouvernement français a annoncé le mois dernier une mesure similaire concernant les produits des colonies (mais pas concernant les services, notamment bancaires).
Pourtant, on n’a pas entendu jusqu’à présent de menaces israéliennes de représailles visant les établissements diplomatiques de la France. Il est plus que probable, de ce point de vue, que le ministre Jean-Noël Barrot, qui s’est déplacé mercredi à Jérusalem pour la commémoration du 7 octobre 2023, en a profité pour dire aux génocidaires qu’ils n’avaient rien à craindre de Paris.

CAPJPO-Europalestine


