Un refus d’obtempérer quand Israël vous donne un ordre ? Pas question pour Air France qui obéit la queue basse à une directive des génocidaires interdisant l’atterrissage aux personnels de la compagnie de 31 nationalités différentes.
Sans surprise, les nationalités visées concernent des pays à majorité musulmane (Algérie, Tunisie, Irak, Iran…) et quelques autres ne reconnaissant pas, eux non plus, le régime israélien, comme le Nicaragua.

Dans une note aux salariées, révélée par Mediapart, Air France se met carrément dans l’illégalité en exigeant de ses personnels navigants (pilotes, hôtesses…) de nationalité française qu’ils informent la compagnie de leur éventuelle bi-nationalité, à peine d’être sanctionnés.
C’est illégal, car une entreprise de droit français n’a pas à connaître de la bi- voire tri-nationalité de ses employés de nationalité française.
Air France a déjà été condamné pour sa complicité avec le racisme israélien. En 2013 au tribunal de Bobigny, la compagnie avait écopé d’une amende (de 10.000 euros) et du paiement de dommages et intérêts (de 5.000 euros), pour avoir, à la demande des services secrets israéliens, débarqué la passagère d’un vol Nice-Tel Aviv au motif que cette dernière… n’était pas juive ! Le jugement avait été confirmé en 2014 par la Cour d’appel de Paris.
Et puis, à la veille du week-end, Air France, qui s’apprêtait à convoyer des équipements militaires à destination d’Israël, a été obligé d’y renoncer, grâce à la mobilisation de syndicats et d’organisations soutenant la campagne « Stop Arming Israel ». On ne peut que s’en féliciter.
CAPJPO-Europalestine


