La tour de 13 étages de la Bank of Palestine, située dans le quartier d’Al-Rimal à Gaza, risque de s’effondrer après avoir subi de graves dommages structurels dus aux bombardements israéliens, menaçant ainsi les familles déplacées qui ont trouvé refuge dans des tentes aux abords du bâtiment.
La Défense civile de Gaza a averti que la tour pourrait s’effondrer sans préavis, surtout à l’approche de l’hiver, mettant en péril les habitants et les passants se trouvant à proximité.
Par ailleurs, quelque 71.000 tonnes de munitions non explosées et de restes explosifs de guerre se trouveraient encore dans la bande de Gaza, selon la Défense civile.

Entre octobre 2023 et le 30 août 2026, 625 incidents impliquant des engins explosifs ont été recensés, causant la mort de 283 Palestiniens et blessant 1.209 autres personnes, d’après le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies (OCHA).
Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a de son côté averti que les chances d’identifier les Palestiniens ensevelis sous les décombres à Gaza diminuent rapidement ; la présence de munitions israéliennes non explosées, la grave pénurie d’engins lourds et la destruction des infrastructures médicales entravent en effet les opérations de recherche et de dégagement.
Environ 8 000 Palestiniens sont toujours portés disparus — la plupart étant probablement piégés sous des bâtiments effondrés — tandis qu’environ 1 000 corps ont été retrouvés depuis octobre 2025. L’absence de structures permettant des analyses ADN, de matériel de réfrigération et d’un approvisionnement fiable en électricité complique davantage les efforts d’identification, laissant des centaines de victimes enterrées dans des tombes numérotées, sans que leur identité n’ait pu être établie.

CAPJPO-Europalestine


