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SANGLANTES REPRESAILLES PALESTINIENNES, APRES LES ATTAQUES CONTRE LES CAMPS DE REFUGIES

Un total de 21 Israéliens ont trouvé la mort, entre samedi soir et dimanche matin, à la suite des représailles annoncées par des organisations palestiniennes après les sanglantes incursions de l’armée israélienne dans deux camps de réfugiés, qui ont fait un nombre équivalent de morts, et des dizaines de blessés, miliciens et civils.


L’offensive d’Israël sur les camps de Djénine et Balata, initiée alors que la scène diplomatique se réactivait quelque peu avec la proposition saoudienne, a été, tout comme les représailles palestiniennes du week-end, la plus brutale depuis le déclenchement de l’Intifada à l’automne 2000.

L’annonce saoudienne a consisté à dire que tous les Etats arabes (et non plus seulement l’Autorité Palestinienne, ainsi que les trois Etats égyptien, jordanien, et marocain qui ont déjà des relations avec l’Etat hébreu) normaliseraient leurs relations avec Israël, en échange d’un retour de celui-ci aux frontières de 1967.

Elle a été saluée dans toutes les capitales, notamment à Washington, tandis que même le chef spirituel du Hamas avait recours à un langage modéré, par rapport à ses positions habituelles. Mais en Israël même, des ministres de la coalition gouvernementale d’Ariel Sharon ont aussitôt fait savoir qu’il ne serait « jamais question » d’évacuer les colonies. Vingt-quatre heures après, on apprenait les opérations contre Djenine et Balata, alors que l’actualité « terroriste » n’avait été marquée par aucun événement majeur.

Deux attaques palestiniennes, de nature et portée différentes, sont intervenues depuis samedi soir.

D’abord, l’explosion d’une bombe portée par un kamikaze de 19 ans, au cœur du quartier religieux de Beit Israel, à Jérusalem, qui a tué 10 Israéliens, dont plusieurs enfants. L’effet politique immédiat de cet attentat a été de momentanément tétaniser quelque peu moralement les manifestants pacifistes, trois mille en tout, avant que le cortège ne retrouve ses mots d’ordre : « Evacuez les territoires. C’est la colonisation qui nous tue ».

La deuxième attaque palestinienne représente un revers militaire pour Israël, compte tenu de l’état des forces en présence : un tireur palestinien unique, selon la radio israélienne, a ouvert le feu sur un check-point de l’armée dans les territoires, légèrement au nord de la ville de Ramallah, à proximité d’une implantation de colons : six militaires israéliens ont été tués, ainsi que quatre civils, le tireur parvenant à prendre la fuite.

On a appris également qu’un policier israélien, résidant dans une colonie de Cisjordanie, a été abattu samedi dans le désert de Judée (Cisjordanie) alors qu’il circulait à motocyclette, et que des policiers israéliens ont blessé par balles un de leurs jeunes compatriotes, non armé, toujours en Cisjordanie.

Enfin, l’armée israélienne, qui a effectué de nouveaux bombardements sur des édifices de l’autorité palestinienne dès l’annonce des attentats, a annoncé son retrait du camp de réfugiés de Balata, une information qui n’avait pas été confirmée dimanche matin de sources palestiniennes.