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Un enfant palestinien emprisonné et contaminé par le covid

Un enfant palestinien emprisonné et contaminé par le covid
Manifestation de solidarité avec les prisonniers palestiniens, le 23 juillet à Béthléem
Photo: Sharona Weiss ActiveStills

Arrêté par l’armée d’occupation dans le camp de réfugiés de Jalazone, près de Ramallah, le 23 juillet dernier, cet enfant dont l’ association de défense des droits humains Defense Children International (DCI) protège l’identité, a été testé positif au coronavirus dans le centre d’interrogatoire d’Ashkelon dans le sud d’Israël, révèle DCI.

Malgré cela, Israël l’a maintenu en détention, le transférant dans un commissariat de St Jean d’Acre, dans le Nord du pays.

“Israel est le seul pays au monde qui fait comparaître des enfants — et seulement les enfants palestiniens– devant des tribunaux militaires, souligne par ailleurs Abu Eqtaish de DCI qui réitère son appel à la libération de tous les enfants palestiniens emprisonnés.

En juin dernier, le nombre d’enfants palestiniens détens pas Israel s’élevait à 160.

D’autres prisonniers palestiniens ont été contaminés par le coronavirus, comme Naim Abu Turki, 38 ans, dans la prison militaire d’Ofer.

Il a été placé en quarantaine, ainsi que 5 autres détenus qui ont été en contact avec lui.

La pandémie n’a pas ralenti les arrestations

Notamment celles de responsables de centres culturels et académiques palestiniens. Le mois dernier, celles de Rania Elias, et Suhail Khoury, que nous avons rapportées, mais aussi celle de Ahmad Qatamesh arrêté en raison de ses cours à l’université de Birzeit près de Ramallah et en détention administrative pour une période de 4 mois, renouvelée une première fois, et dont on ne sait pas quand elle se terminera, indique Addameer.

Entre 1992 et 1998, Qatamesh a passé 6 ans en « détention administrative », c’est à dire sans snculpation ni jugement, soit la plus longue durée de cette fameuse détention sans le moindre dossier à charge et sans possibilité de se défendre.

Et en 2011, il a été emprisonné pendant 2 ans et demi dans les mêmes conditions, et a été classé en 2013 dans la catégorie des « prisonniers de conscience » par Amnesty International, « détenu pour avoir uniquement exprimé ses opinions de manières non violente ».

En vérité, la liste des « prisonniers de conscience » s’étend à l’infini

C’est le cas également de Mahmoud Nawajaa, coordinateur palestinien de la campagne BDS (Boycott, Désinvestissement, Sanctions), dont la détention a été prolongée de 15 jours le 2 août dernier. Il n’a toujours pas le droit de voir son avocat !

Et de l’astrophysicien, Imad Barghouthi, professeur au département de Physique de l’université Al Qods, détenu depuis le 16 juillet à la prisonisraélienne d’Ofer, pour avoir exprimé son opinion concernant l’occupation sur les réseaux sociaux.

Il vient d’envoyer un message à la communauté internationale pour qu’elle fasse pression sur Israel afin d’être libéré « ou au moins de pouvoir continuer à enseigner via internet et à poursuivre mes activités de recherches ». « La nouvelle année universitaire vacommencer en septembre et il n’y a aucune raison pour que mes étudiants, y compris ceux dont je supervise les doctorats, soient pénalisés parce que j’exerce mes droits fondamentaux ».

Quant au prisonnier Maher Al-Akhras, 50 ans, il est en grève de la faim depuis 19 jours pour protester contre sa détention « administrative » .

Il est également détenu dans la prison militaire israélienne d’Ofer. Marié et père de 6 enfants, il a déjà passé 4 ans de sa vie dans les geôles de l’occupant, et il est actuellement condamné à 4 mois de détention « administrative » sans savoir qu’elle sera l’issue de cette nouvelle sentence.

CAPJPO-EuroPalestine