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Israël arrête et emprisonne les solidaires internationaux (vidéo)

Nous apprenons qu’après avoir emprisonné, depuis plus de deux semaines, une Espagnole travaillant dans l’aide humanitaire sanitaire, sans aucune inculpation, mais sous prétexte de soutien au Front Populaire de Libération de la Palestine, le régime israélien a arrêté ce jeudi Sara Marios, une militante canadienne qui défend les droits de l’homme à Hébron !

Ci-dessus la vidéo de l’arrestation de Sara Marios.

Israël veut commettre ses crimes sans témoins, et envoie un signal sur les risques qu’on encourt quand on vient en Palestine défendre les droits de l’Homme.

Netanyahou sait pouvoir compter sur le soutien sans faille des gouvernements occidentaux, qui ne défendent pas leurs ressortissants.

Mais comme tout se sait de nos jours, il ne peut empêcher la solidarité de se manifester. Une manifestation était prévue à Barcelone ce jeudi soir, pour la libération de Juana Ruis Sanchez comme l’indique l’affiche ci-dessous :

Israël arrête et emprisonne les solidaires internationaux (vidéo)

COMMUNIQUÉ

« Juana Ruiz Sánchez, citoyenne espagnole résidant en Palestine depuis plus de 35 ans, travaille comme Coordinatrice de Projets dans l’organisation sanitaire palestinienne Health Work Committees. Juana a été arrêtée et emprisonnée de manière arbitraire par l’État Israélien le mardi 13 avril  sans aucune accusation concrète. L’arrestation a eu lieu à 5h45 du matin, lorsque près de 20 soldats israéliens fortement armés se sont présentés chez la famille de Juana, dans la ville cisjordanienne de Beit Sahour, près de la ville de Bethléem. Après avoir intimidé Juana, son époux palestinien et sa belle-mère, qui habite dans le foyer, ils ont emmené Juana Ruiz Sánchez pour l’interroger. Il s’agit donc d’un très long interrogatoire qui se prolongera encore jusqu’au dimanche 2 mai par décision du juge qui conduit l’affaire. Cela supposera, si le juge ne décide pas de le prolonger à nouveau, une privation de liberté, sans charges spécifiées. 

Préalablement, à l’aube du 8 mars 2021, l’armée israélienne était entrée par effraction dans le bureau central de Health Work Committees (HWC), l’organisation sanitaire où Juana travaille, dans la ville d’Al Bireh, et avait arrêté le Responsable du Département de Comptabilité de HWC, Tayseer Abu Sharbak. Ils avaient également pris des ordinateurs et des documents en rapport avec le travail humanitaire que HWC réalise en collaboration avec des organisations internationales, dont plusieurs ONG de l’État Espagnol, et avec des fonds de donateurs espagnols. Saeed Abbad, qui n’entretient pas actuellement de relation professionnelle avec HWC, mais qui en fut le responsable du Département de Comptabilité jusqu’à il y a deux ans, est également détenu.

Ce manifeste vise aussi à demander la mise en liberté de ces deux personnes, qui se trouvent également en « détention administrative ». Ces circonstances nous amènent à suspecter que les responsables de ces arrestations cherchent à démontrer un délit quelconque lié au financement des projets entrepris par HWC et à impliquer Juana Ruiz dans cette accusation. Nous considérons qu’il est impossible que les projets financés par la coopération dans notre pays puissent avoir une connotation délictueuse, puisque la coopération espagnole, majoritairement publique, exige la réalisation des activités prévues et la justification complète du financement des différents projets qui ont été entrepris avec notre soutien. 

HWC a réalisé des dizaines de projets sanitaires et sociaux avec le soutien de la coopération de notre pays. Ces projets comprennent la prévention sanitaire dans les hameaux de Cisjordanie ; la vaccination des enfants de Jérusalem Est que le Gouvernement Israélien a systématiquement refusé de vacciner ; l’assurance de la santé prénatale et natale des femmes de Cisjordanie ; la mise en œuvre de campagnes d’information et de formation sur de nombreuses questions en rapport avec la santé, les habitudes sanitaires ou la prévention des maladies les plus fréquentes de la zone ; la prise en charge gratuite des soins de 40% de ses patients dans 14 cliniques situées dans le territoire sous l’Autorité Palestinienne et d’autres activités de cette sorte qui pourraient difficilement être suspectées de constituer n’importe quel type de délit. 

Malgré son caractère humanitaire et sanitaire, ou peut-être justement à cause de cela, HWC est constamment lacible d’attaques de la part de l’État Israélien, qui mène une politique de répression, de harcèlement et démantèlement des organisations de la société civile palestinienne. 

Juana Ruiz Sánchez est une personne de 62 ans, avec des problèmes de santé, qui est soumise à des traitements susceptibles d’affecter sa santé et sa situation psychologique.  Elle se trouve actuellement dans une prison près de Gaza dans laquelle elle a été transférée depuis la prison de Hasharon.  Ce n’est pas le premier transfert qu’elle a subi, avec de longs trajets en véhicules de police. Cette prison est destinée aux hommes qui purgent des peines pour des crimes de droit commun. Dans le module des femmes, il n’y a qu’elle et 2 autres personnes.

Juana n’a pas pu, jusqu’ici, obtenir ses effets personnels malgré les tentatives de sa famille de les lui envoyer. Et elle doit subir des interrogatoires qui durent jusqu’à 6 heures sans interruption. 

Il n’existe pas de norme internationale qui autorise la détention, sans inculpation, d’un civil par les autorités militaires en temps de paix ;  de plus, Juana est une citoyenne espagnole. De ce point de vue, nous considérons que la diplomatie espagnole et européenne doit prendre une mesure décisive pour empêcher l’État d’Israël de violer le droit international de la sorte.

Il y a plus de 2 000 personnes et 150 organisations signataires de ce manifeste, et la vague de solidarité ne fait que croître dans toute l’Espagne. »

D’autres rassemblement sont d’ailleurs prévus dans toute l’Espagne, en cette fin de semaine.

#libertadJuani  #freedomForJuana

Source : https://www.freedomforjuana.com/fr/ 

CAPJPO-EuroPalestine