Mardi soir à Échirolles (banlieue de Grenoble, Isère), la tentative d’interdiction d’une conférence avec Salah Hammouri et Alain Gresh (directeur du site OrientXXI), organisée par le groupe local de l’AFPS, a subi un échec cinglant, les 600 personnes présentes réservant une ovation aux orateurs à l’issue du débat.
Incroyable mais vrai, les organisateurs n’ont été informés de l’arrêté préfectoral d’interdiction, rédigé sous la dictée du CRIF, que 15 minutes à peine avant le début de l’événement, et alors que la salle était déjà pleine.
Une procédure liberticide et totalement illégale, même dans la France de Macron/Darmanin : la loi prévoit en effet que les personnes physiques ou morales visées par ce genre d’interdictions doivent avoir la possibilité de les contester en urgence devant la justice. Avant l’événement programmé, par définition.
C’est pourquoi les participants sont effectivement restés dans la salle, et que la conférence-débat a bien pu se tenir, comme l’illustre cette vidéo publiée par Taoufiq Tahani sur son compte X (anciennement Twitter) :
Hier soir, @alaingresh et @salah_hamouri étaient à Echirolles pour un débat. 15 minutes après l’ouverture des portes, les organisateurs ont été informés d’une interdiction (tout à fait illégale) de la conférence par le préfet.
— Taoufiq TAHANI (@TaoufiqTahani) January 31, 2024
Le débat a et lieu devant 600 personnes. pic.twitter.com/Qzoh03WgXq
La palme du ridicule revient enfin au journal local Le Dauphiné dit « libéré » qui a publié mardi soir à 20 heures un article affirmant que la conférence « n’aurait pas lieu », alors même qu’elle battait son plein ! Le torchon a tout de même été contraint ensuite de se démentir.

CAPJPO-EuroPalestine