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Gaza : la mort lente par privation d’électricité

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Les autorités sanitaires palestiniennes et les Nations unies alertent sur une catastrophe imminente à Gaza, alors que les groupes électrogènes des hôpitaux de l’enclave tombent en panne faute de carburant, d’huile moteur et de pièces de rechange, illustrant l’effondrement du système de santé provoqué par les restrictions persistantes imposées par Israël sur les entrées dans la bande de Gaza.

Plusieurs groupes électrogènes hospitaliers ont cessé de fonctionner ces derniers jours, la pénurie croissante d’huile pour moteurs rendant de plus en plus difficile le maintien de l’alimentation électrique des établissements.

Les groupes encore en service fonctionnent jour et nuit sous une contrainte mécanique extrême et ne peuvent plus répondre aux besoins en électricité de tous les services vitaux

Gaza est privée d’électricité provenant du réseau depuis le début du génocide perpétré par Israël en octobre 2023, date à laquelle Israël a coupé l’approvisionnement et restreint l’entrée de carburant et d’huile moteur, qualifiant ouvertement cette coupure de mesure punitive à l’encontre de la population. Ces restrictions se sont poursuivies malgré le cessez-le-feu négocié par les États-Unis et entré en vigueur en octobre 2025

Les groupes électrogènes constituent désormais l’unique source d’énergie des hôpitaux gazaouis ; à mesure qu’ils tombent en panne, le système médical — déjà durement éprouvé par plus de deux ans de bombardements — bascule vers un effondrement total.

À l’hôpital Nasser de Khan Younès, l’un des plus grands établissements encore en activité à Gaza, les médecins décrivent une situation critique marquée par des coupures d’électricité alternées entre les bâtiments à mesure que les générateurs lâchent. « Les patients courent un grave danger, car toute coupure de courant met leur vie en péril », a déclaré Ahmed al-Nabris, spécialiste en médecine interne sur place, expliquant que l’un des quatre groupes électrogènes de l’hôpital est déjà hors service et que les deux plus puissants des trois restants sont soumis à une tension extrême.

Les patients attendent d’être soignés dans des salles étouffantes, et ceux qui dépendent de l’oxygène, de la dialyse, des couveuses ou des soins intensifs courent un risque mortel à chaque coupure de courant.

PLUS DE FOURNITURE DE CARBURANT A PARTIR DU 19 SEPTEMBRE ?

L’alerte a désormais pris une tournure extrêmement grave. L’OMS (Organisation mondiale de la santé) a informé une vingtaine d’hôpitaux et de centres médicaux à Gaza que la fourniture de carburant pourrait cesser à partir du 19 septembre ; une interruption qui serait catastrophique pour des établissements ne disposant d’aucune autre source d’énergie.

L’ONU a averti que la pénurie d’huile pour moteurs et de pièces détachées menace non seulement les hôpitaux, mais aussi les centres de soins primaires, les banques de sang, les puits, les usines de dessalement et les systèmes d’assainissement — soit l’ensemble de l’infrastructure de survie à Gaza.

L’ampleur du blocage des approvisionnements imposé par Israël est frappante. Depuis le 1er mars, Israël n’a autorisé l’entrée que de 13.445 litres d’huile pour moteurs à Gaza, tandis que plus de 92 000 litres sont restés bloqués dans l’attente d’une autorisation, dont plus de 22 000 litres destinés aux services de santé.

HAUSSE PROHIBITIVE DU COUT DE L’ÉLECTRICITÉ POUR LA POPULATION

La crise dépasse largement le cadre des hôpitaux. Ces mêmes pénuries ont multiplié par vingt environ, ces derniers mois, le coût de l’électricité fournie par les générateurs privés de quartier, rendant l’énergie inaccessible à la grande majorité de la population de Gaza — dont les deux tiers environ sont déplacés et répartis dans plus d’un millier de centres d’hébergement.

Les familles comptant des membres dépendants d’équipements médicaux électriques se retrouvent dans l’incapacité de payer l’électricité nécessaire à leur survie, illustrant une facette supplémentaire de la lente mise à mort délibérément orchestrée par le siège.

CAPJPO-Europalestine

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