La Commission palestinienne des prisonniers a documenté la grave détérioration des conditions de détention des prisonniers palestiniens malades dans la prison israélienne de Ganot, où les détenus blessés se voient refuser des soins tout en étant confrontés à la famine, à la répression et à des traitements dégradants.

La commission a détaillé les conditions dégradantes orchestrées de manière plus générale pour briser les prisonniers.
- la surpopulation des cellules oblige des détenus à dormir à même le sol, et l’administration confisque les matelas après l’appel du matin pour ne les rendre qu’au soir.
- Les prisonniers ne sont autorisés à utiliser une machine à laver qu’une fois tous les 12 à 14 jours, changent rarement de sous-vêtements ou de vêtements et sont privés d’objets de première nécessité tels que des rasoirs et des coupe-ongles.
- Les quartiers sont régulièrement soumis à des raids et des fouilles, les effets personnels ainsi que les exemplaires du Coran sont confisqués
- les détenus subissent systématiquement des passages à tabac, la privation de nourriture, des agressions sexuelles, le maintien prolongé dans des positions douloureuses, l’isolement cellulaire et le refus de soins médicaux, le tout relevant d’une politique institutionnelle, dont le fasciste Ben Gvir fait régulièrement la promotion.
Le cas de Ganot n’est pas une exception, mais un révélateur du système, souligne la Commission.
Le nombre total de Palestiniens morts en détention israélienne au fil des ans est désormais estimé à environ 300. Aucun de ces décès n’a donné lieu à une obligation de rendre des comptes, et les circonstances entourant nombre d’entre eux ont été dissimulées par les autorités pénitentiaires israéliennes. Le nombre de Palestiniens incarcérés dans les prisons israéliennes s’élève à environ 9 400 ou 9 500, dont beaucoup sont détenus sans inculpation ni procès dans le cadre du régime de détention « administrative ».
37 journalistes palestiniens actuellement incarcérés
Le Club des prisonniers palestiniens indique que 37 journalistes palestiniens sont actuellement incarcérés dans des prisons israéliennes — tous arrêtés depuis le début du génocide à Gaza — et que 19 d’entre eux sont maintenus en détention « administrative », sans inculpation ni procès.
L’organisation précise que ces journalistes sont confrontés à de lourdes peines, à l’isolement, à la torture, à la négligence médicale ainsi qu’à d’autres exactions.

Parmi les cas récents figurent celui du journaliste Muath Ammarneh, arrêté pour la troisième fois, et celui de l’écrivain Mahmoud Fatafta, condamné à 48 mois de prison pour une prétendue « incitation ». La journaliste Bushra Al-Taweel, âgée de 33 ans, a également été placée à l’isolement.
Le Club qualifie le ciblage des journalistes palestiniens d’élément d’une politique systématique plus large visant à réduire au silence le travail journalistique, à étouffer le récit palestinien et à empêcher la documentation des violations commises par Israël.
CAPJPO-Euroopalestine


