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AU MOINS 16 TUES ET UNE CENTAINE DE BLESSES DANS UN ATTENTAT SUICIDE EN ISRAEL

Au moins 16 personnes ont été tuées et une centaines d’autres blessées dans un nouvel attentat suicide, commis mercredi soir dans la ville de Netenya, station de vacances proche de Tel-Aviv où beaucoup de touristes étaient venus passer les fêtes de la Pâque juive.


L’attentat, revendiqué sur des chaînes de télévision arabes étrangères à la fois par le Hamas et les Brigades des Martyrs Al-Aqsa (cers dernières considérées comme proches du Fatah), intervient alors que le sommet de la Ligue arabe de Beyrouth, ouvert mercredi, a sombré dans la confusion.

D’une part, du fait du refus d’Israël d’autoriser Yasser Arafat à s’y rendre (et surtout à prendre l’engagement public de le laisser en revenir), malgré une invitation publique des Etats-Unis à Israël, lui demandant de rendre sa liberté de mouvement, au moins temporaire, au chef palestinien.

D’autre part, du fait de l’absence –provoquée par Israël selon des sources officieuses- du président eyptien Hosni Moubarak et du roi de Jordanie Abdallah. Enfin, le Liban lui-même a contribué au torpillage du sommet, en refusant les conditions demandées par Yasser Arafat pour prendre la parole, en retransmission satellitaire depuis Ramallah, devant les délégués.

Aussi, selon les observateurs à Beyrouth, la portée du discours officiel du prince Abdallah d’Arabie saoudite, qui propose une paix complète avec Israël en échange du retrait de celui-ci en-deçà des frontières de 1967, s’en trouvera forcément amoindrie, voire réduite à zéro.

L’attentat intervient également après qu’Israël, par le biais du quotidien américain Washington Post, ait commencé à préparer l’opinion publique internationale, notamment américaine, à une attaque contre les territoires de plus grande envergure encore que celle du début du mois.

Cette dernière, en dépit de son caractère très brutal (plus de 150 morts dont de nombreux civils, membres des personnels médicaux, des centaines de prisonniers humiliés devant les caméras du monde entier, etc.), a atteint le contraire de ses objectifs, selon un rapport émanant des services de renseignement de l’armée israélienne.

Parmi les autres signes avant coureurs d’une accentuation des attaques, Israël a annoncé mercredi avoir découvert, pour la première fois, que des ambulances du Croissant-Rouge palestinien pouvaient servir au transport d’explosifs. Sans expliquer, si c’était bien une première, de quel droit Israël s’était déjà autorisé à tirer sur ces véhicules protégés par les Conventions de Genève.

Des sources palestiniennes ont pour leur part affirmé qu’il s’agissait là d’un coup monté par l’armée israélienne, pour interdire les mouvements de véhicules sanitaires lors de prochaines attaques.

Parallèlement, pour la première fois aussi, des observateurs européens de la Force Internationale Temporaire de Présence à Hebron, chargés de surveiller la situation dans cette ville palestienne dont le centre est occupé par 400 colons israéliens protégés par l’armée israélienne, ont été tués mardi. Israéliens et Palestiniens se rejettent mutuellement la responsabilité de ces meutres.

Dès l’annonce de l’attentat, le gouvernement israélien a promis une « riposte » sans précédant visant l’Autorité Palestinienne, rendue responsable de l’attentat. Le ministre de la sécurité intérieure d’Israël, Uzi Landau, n’a pas hésité de son côté à réclamer la « destruction pure et simple » de l’Autorité Palestinienne.

Côté palestinien, le responsable de la sécurité de Yasser Arafat pour la Cisjordanie, Djibril Rajoub, a déploré l’attaque contre des civils israéliens, en ajoutant aussitôt que ces attentats étaient fondamentalement la conséquence de la poursuite de l’occupation et du bouclage des territoires, ainsi que de la poursuite des « assassinats ciblés » de combattants palestiniens par Israël, en dépit des déclarations de « retenue » de son armée.