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Protestation contre une soirée de soutien à l’armée israélienne

Ils sont venus chargés de grands sacs à ordures gorgés de déchets ménagers qu’ils ont déversés sur le trottoir devant l’entrée du théâtre Le Bataclan, boulevard Voltaire, dans le XIe arrondissement de Paris.


Emmenés par la Coordination des appels pour une paix juste au Proche-Orient (Capjpo), une cinquantaine de manifestants entendaient ainsi protester, vendredi 10 mai, contre une soirée en hommage à l’armée israélienne, prévue au Bataclan le 14 mai, à l’initiative de Libi, un fonds pour renforcer la défense d’Israël.

« Honte au Bataclan, qui accueille l’armée d’occupation israélienne », indiquait une pancarte. « Israël criminel, Bataclan complice », « Annulez la soirée du 14 mai », « L’armée israélienne hors de France », « Chirac que fais-tu ? En Palestine on tue », ont scandé les participants, qui ont distribué des tracts dénonçant la « nouvelle provocation de l’armée israélienne à Paris ». Ce gala est le second du genre dans la capitale française en l’espace de deux mois – le premier s’était tenu en mars au Palais des sports à l’initiative de l’association Pour le bien-être du soldat israélien.
A l’heure où, souligne le texte, « Israël défie le monde entier en s’opposant – avec la complicité active ou passive des Nations unies et des Etats-Unis – à toute enquête sur les violations du droit commises par son armée à Jénine et ailleurs, la tenue de telles réjouissances au Bataclan est assimilable à une apologie de crimes de guerre, laquelle est punie par la loi ». Chacun en sa qualité d' »habitant, de citoyen et d’électeur » est invité à faire connaître son indignation, de vive voix ou par courrier, au député et maire du XIe arrondissement, Georges Sarre, à la police de ce même arrondissement, au préfet de police, Jean-Paul Proust, ainsi qu’à la direction du Bataclan.

AVEC « GROUPE MUSICAL »
Les invités à la soirée du 14 mai sont priés de payer 150 euros comme « prix de soutien à Israël ». Le gala se déroulera avec la participation du « groupe musical »de l’armée israélienne, ainsi qu’avec de « nombreux artistes et plusieurs personnalités israéliennes et françaises ». Il est organisé à l’occasion de la Journée de Jérusalem, l’une des principales manifestations de l’extrême droite en Israël qui vise à « affirmer le caractère irrévocable de l’annexion »de la partie est de la Ville sainte, souligne le tract distribué par les manifestants.

Mouna Naïm (article publié dans « Le Monde », daté du dimanche/lundi)