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Israel : manifestation des femmes juives d’origine éthiopienne contre les violences policières

Les mères israéliennes d’origine éthiopiennes dénoncent les brutalités exercées par la police israéliennes envers leurs enfants.

« Nous sommes là et vous ne pouvez pas faire ce que vous voulez avec nos enfants », déclare Shula Mola, l’une des fondatrices  du Groupe des mères israéliennes éthiopiennes.

« Cela fait maintenant 4 ans que la police israélienne harcèle et arrête nos enfants qui n’ont souvent qu’une douzaine d’années, lorsqu’ils participent à des animations pour les jeunes.

En 2016, Yosef Salmasa est mort après avoir reçu un tir de taser de la part de policiers et avoir été brutalisé par la police pour un crime qu’il n’avait pas commis. l est devenu le symbole de la lutte contre les violences policières en Israël, subies essentiellement par des Noirs et des Arabes.

Sa mère Franus Salmasa et d’autres militantes comme Shula Mola ont organisé une première manifestation devant le parlement israélien en mars 2016.

« Depuis, nous avons réalisé à quel point cette violence raciste est systémique, et nous avons été rejointes par des militants femmes et hommes, y compris non éthiopiens », indique Shula Mola.

Franus Salmasa, left, and Shula Mola from the Mothers on Guard movement, August 19, 2020.Credit: Benny Wodo

« La plupart des parents d’enfants non blancs ont toujours peur de ne pas les voir revenir à la maison en raison des violences policières. C’est pourquoi nous avons construit un réseau de vigilance et nous organisons des veilles ou des manifestations hebdomadaires devant les commissariats de police. pour rappeler aux policiers que derrière les enfants , il y a des mères qui sont mobilisées. »

Après le meurtre de Solomon Teka par un policier en dehors de son service l’an dernier, ces mères ont manifesté pendant plusieurs mois devant les locaux et domiciles des responsables de la police et de la justice. Elles sont également présentes lors des audiences qui se poursuivent devant les tribunaux concernant cette affaire.

Récemment, pendant les manifestations anti-Netanyahou à Jérusalem, rue Balfour, en face de la résidence de Netanyahou, la police a pour la première fois fait preuve de violence à l’encontre des jeunes Ashkenazes (Juifs d’origine européenne), déclenchant les protestations de leurs mères qui ont formé un groupe de protestation.

Mais, les mères d’origine éthiopiennes n’ont que moyennement apprécié leur soudaine solidarité, qu’elles déclarent teintée de « paternalisme » et ne « prenant aucunement la mesure de la différence de situations entre leurs enfants et ceux qui subissent le racisme quotidien ». « Racisme qu’elles ont tendance à occulter, quand elles ne vont pas jusqu’à conseiller aux mères d’origine éthiopiennes de faire moins d’enfants », commente Shola Mola.

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