Soutien aux prisonniers palestiniens : A Lyon et à Bruxelles
En attendant les autres villes :

En attendant les autres villes :
Une quarantaine de femmes et d’hommes ont occupé la Fédération Française de Football (FFF) à Paris, ce mercredi 17 avril 2013, journée internationale de soutien aux prisonniers palestiniens, pour demander des nouvelles d’Omar Abu Rouis et MohAmed Nemer, footballeurs de l’équipe nationale palestinienne emprisonnés depuis plus d’un an, en détention « administrative » par Israël.
Grande émotion en Palestine où Israël vient de kidnapper Thaer Halahla mercredi à l’aube, à son domicile de Ramallah, après l’avoir saccagé. Cet ancien prisonnier, libéré en juin dernier, avait fait une grève de la faim de 77 jours, pour dénoncer sa détention administrative.
Un tribunal militaire israélien a condamné lundi à 5 mois de prison et 10.000 shekels d’amende le dessinateur palestinien Mohammad Sabanah, célèbre dans tout le monde arabe pour ses caricatures. Motif : »contact avec des entités ennemies » (sic !)
Pour une fois, et nous remercions tous les journalistes qui ont fait leur travail honnêtement, la presse nationale a largement couvert la dénonciation par le jeune footballeur palestinien de la situation des prisonniers palestiniens détenus, torturés, assassinés par Israël, dont de très nombreux sportifs, et cela depuis de très nombreuses années.
Maysara Abu Hamdiyeh, un Palestinien de 62 ans, vient de mourir d’un cancer de la gorge, alors que les responsables israéliens qui étaient informés de sa pathologie, avaient refusé de le libérer et ne lui avaient pas prodigué les soins nécessaires. Un autre assassinat « de sang froid ». Mais où sont la Croix Rouge Internationale et autres grandes organisations internationales de défense des droits de l’homme ?
Samer Issawi a refusé à nouveau d’être déporté dans la bande de Gaza, alors qu’il est de Jérusalem. Son coeur ne bat plus qu’au rythme de 28 battements par minute. Sa comparution devant un tribunal a été renvoyée au mois de mai ce qui est une manière de signer son arrêt de mort pour l’occupant israélien.
Nouveau renvoi au 11 avril, concernant la demande de libération conditionnelle de Georges Ibrahim Abdallah, emprisonné depuis 28 ans en France.
A l’initiative, notamment, de la députée Nicole Kiil-Nielsen (EELV), le Parlement européen vient de décider la création d’une mission d’enquête sur la mort du détenu palestinien Arafat Jaradat, décédé dans une prison israélienne après quatre jours de torture.
Ce vendredi 22 mars, des Palestiniens vivant en France, observeront, dans les locaux de la Croix Rouge à Paris, une grève de la faim en soutien aux huit prisonniers palestiniens en grève de la faim et dans un état critique. A cette occasion, un appel à rassemblement est lancé le même jour. Il s’agit de briser le silence qui entoure la situation des prisonniers politiques palestiniens !
Ils sont allés à une douzaine de militants déambuler dans les magasins, ce samedi, pour alerter les clients sur la situation des prisonniers palestiniens, sur leur grève de la faim et la torture que leur fait subir Israël. Enchaïnés, yeux bandés ou privés de parole, comme les prisonniers politiques palestiniens dont nos médias se gardent de parler, ils ont distribué des milliers de tracts à un public qui a ainsi découvert cette terrible réalité de l’occupation israélienne.
Samer Issawi qui poursuit depuis des mois sa grève de la faim, vient de refuser d’absorber également tout liquide, informe son avocat, qui l’a trouvé pieds et poings liés à son lit dans l’infirmerie de la prison, tandis que ses geôliers festoyaient autour de son lit pour le narguer et le faire craquer.
Israël croit pouvoir démoraliser les prisonniers palestiniens en grève de la faim, en jouant le pourrissement, et en multipliant les arrestations, mais les prisons israéliennes sont une bombe a retardement. Le courage des prisonniers et de leurs soutiens, dévoile chaque jour davantage la barbarie de l’occupant, son sadisme, l’arbitraire et la torture. Israël voit ainsi les sommes faramineuses qu’il dépense pour essayer de redorer son blason, anéanties par ce que nous révèle la lutte des prisonniers palestiniens pour la dignité et la liberté.
La journée s’annonce « chaude » en Palestine, où les consignes de manifestations se sont répandues par mail, téléphone dans toutes les villes, la colère étant loin d’avoir disparu après la mort d’Arafat Jaradat, d’autant que Samir et Ayman, en grève de la faim depuis des mois n’ont pas été libérés, et qu’Israël vient d’arrêter une vingtaine de membres du Hamas, dont 3 députés.